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Des probiotiques pour soulager les Mici ?

le 30 janvier 2015 - Destination Santé - article lu 51 fois

Des probiotiques pour soulager les Mici ?
Destination Santé

Plus de 110 000 patients concernés par la maladie de Crohn et 90 000 par une rectocolite hémorragique : en France, environ 200 000 personnes souffrent d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (Mici). Ces affections altèrent la qualité de vie, alors que les traitements permettent non pas de les guérir mais de les stabiliser. Souvent démunis et incompris, les patients se tournent alors vers des approches complémentaires. Avec plus ou moins de réussite.

« Les Mici sont le plus souvent diagnostiquées chez des sujets jeunes de 20 à 35 ans », nous explique Alain Olympie, président de l’association François Aupetit (Afa). « Mais nous observons aussi de plus en plus de cas pédiatriques avec des jeunes concernés dès 12 ans. Au total, 15 % des cas frappent des enfants. Ces affections, surtout lorsqu’elles ne sont pas prises en charge de façon précoce, ont un impact désastreux sur la vie quotidienne, au niveau familial, professionnel et social », poursuit Alain Olympie.
« Ces dernières années, l’arsenal thérapeutique s’est considérablement enrichi avec l’apport notamment des biothérapies », enchaîne-t-il. « Les traitements actuels ne permettent toutefois pas de guérir les Mici mais de les contrôler ». Malgré les progrès en matière de prise en charge, le président de l’Afa observe que les patients souffrant d’une Mici recourent à des approches complémentaires. « Cela peut-être des régimes, de la sophrologie, de la naturopathie, de l’homéopathie mais il s’agit surtout des probiotiques, comme nous avons pu le constater en 2013 dans l’enquête Summac ».

Avec quelle efficacité ?

Réalisé auprès d’environ 800 patients, ce travail a mis en évidence deux aspects : « Un, les médecines complémentaires étaient largement utilisées par les patients souffrant d’une MICI. Deux, les malades y recourraient souvent sans en informer leur gastro-entérologue ».
« Si l’on prend les probiotiques, nous savons qu’ils sont très utilisés par les patients et que ces derniers constatent le plus souvent une amélioration de leur état de santé », renchérit Alain Olympie. « Malgré tout, leur impact réel a été très peu évalué ». Un constat que confirme Sophie Holowacz, chef de projet Recherche pour le laboratoire PiLeJe. « Chez l’Homme, les quelques études disponibles montrent surtout que le fait de prendre des probiotiques permet d’allonger la durée de rémission et d’éviter la récidive ».
L’intérêt des probiotiques dans la prise en charge des MICI a fait l’objet de plusieurs travaux chez l’animal. Illustration avec ce travail publié en juin 2014 dans le World Journal of Gastroenterology et réalisé par le laboratoire PiLeJe en collaboration avec le CHU de Nice et l’Inra de Toulouse. Sophie Holowacz détaille : « Il a été effectué sur un modèle animal d’inflammation chronique de l’intestin. Il a mis en évidence l’efficacité du mélange probiotique Lactibiane Tolerance® – composé de différentes souches Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus plantarum, Lactobacillus salivarius et Bifidobacterium lactis – sur la perméabilité intestinale et sur la douleur ».

La grippe arrive timidement

Selon les médecins du réseau Sentinelles, la grippe tarde à arriver à cette année. L’activité est en effet timide. Le taux d'incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation a été estimé à 86 cas pour 100 000 habitants. Le seuil épidémique étant fixé à 177 cas pour 100 000 habitants. Il est donc encore temps de se vacciner car l’épidémie arrivera !
D’où l’importance d’interpeller les populations les plus sensibles au virus, dont les personnes âgées. Illustration avec les campagnes de vaccination antigrippale, menées en 2011 au sein des 125 établissements d’Ehpad du groupe Korian. Au total, 10 074 personnes âgées et plus de 9 000 collaborateurs ont été concernés. L’objectif était dans un premier temps, d’informer sur l’importance de la vaccination. Puis dans un second, de leur en faciliter l’accès.
Deux ans plus tard en 2013, il ressort un premier bilan. Le taux de vaccination a bien augmenté chez les résidants (de 77 % en 2010 à 85 %) comme chez les soignants où il est passé de 27 % en 2010 à 44 %. Un constat qui confirme les bienfaits d’une politique active de ce type.



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