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Des Petits contes d'amour et d'obscurité à la Comédie

Loire le 14 mars 2015 - Florence Barnola - Spectacle, Théâtre - article lu 145 fois

Des Petits contes d'amour et d'obscurité à la Comédie
H. Bozzi - Deux "Petits contes d'amour et d'obscurité" entre rêve et réalité

Du rêve, de la tendresse et un zeste d'enfance nous attendent à la Comédie du 17 au 19 mars prochain. Une mise en scène sensible signée par l'artiste sympathique et atypique, Lazare.

Après un triptyque théâtral très sensible et éminemment poétique dont le dernier volet s’intitulait Rabah Robert qui mettait en scène le double de l’auteur-metteur en scène Lazare ainsi que sa famille, nous voilà plongés dans deux autres histoires du sieur Lazare. L’homme de théâtre est un poème à lui tout seul. Ancien illettré, il a trouvé son salut dans l’art dramatique, commençant, autodidacte, en écrivant ses pièces, il se forma par la suite d’une manière classique au métier en intégrant l’école du TNB (Théâtre National de Bretagne). Il s’est rapidement imposé dans le paysage théâtral français par son singulier talent. Lazare est atypique mais surtout si attachant. Il invente ses propres codes théâtraux en faisant un travail sur la langue que la mise en scène appuie, il s’entoure d’une famille constituée d’artistes de formations différentes baignant au fil des pièces dans son incroyable univers. Ses œuvres sont un rêve éveillé.

Il en est de même de ces Petits contes, pleins d’amour et d’obscurité par le fait que l’on dépasse constamment les frontières du réel flirtant avec le fantasme ou le songe. « Ces histoires courtes observées à la loupe réfléchissent la conscience d’un être entre ce qu’il sent de son existence et sa capacité à mélanger les impressions avec les faits. Cette voix de la pensée qui n’est peut-être pas autre chose que la voix des rêves surgit par effraction à l’extérieur comme une vision subjective », raconte cet amoureux des mots. « Ce que le personnage fantasme apparaît devant lui, et le jeu du théâtre se trouve à cet endroit-là : dans cette friction entre le monde réel au-dedans, qui est la voix de la pensée, et le monde réel au dehors. Ces deux mondes sont par la norme toujours représentés face à l’autre, ici ils convergent et se mélangent. »

Florence Barnola

Petits contes d’amour et d’obscurité, Comédie de Saint-Étienne du 17 au 19 mars à 20 h. 



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