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Département de l'Isère : des orientations mais pas de chiffres

Isère le 26 novembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Collectivités locales - article lu 292 fois

Département de l'Isère : des orientations mais pas de chiffres
Caroline Thermoz-Liaudy - La session de débat a commencé par une minute de silence

Entre le contexte post-attentats et le contexte économique, les élus du Département étaient très calmes dans l'hémicycle lors du débat d'orientations budgétaires (DOB). Tellement calmes qu'il n'y a presque pas eu de débat : la faute à l'absence de données chiffrées.

Alors que le budget primitif pour l’année 2016 doit être voté en décembre dans l’hémicycle du conseil départemental de l’Isère, les élus se sont rassemblés le 20 novembre dernier pour débattre des orientations budgétaires. Une session qui s’est ouverte sur les mots du président en hommages aux victimes des attentats de Paris, et par une minute de silence.

Puis après un ordre du jour succinct et quelques débats, Pierre Gimel (LR) a présenté son ambition, et celle de sa majorité, pour l’an prochain. Il a avant tout présenté le contexte que tout le monde connaît plutôt bien à présent.  Le nombre de demandeurs d’emplois augmente ce qui fait augmenter le nombre d’allocataires du RSA. 1 600 supplémentaires sont concernés. De plus, avec la hausse des plus de 75 ans, (+ 4,2 % en 2014), le taux des bénéficiaires de l’Apa est aussi en croissance. De même en ce qui concerne la PCH pour les personnes à mobilité réduite. Parallèlement, les deux principales sources de recettes du département (Dotation globale de fonctionnement et droit de mutation à titre onéreux), sont en baisse. « La baisse de la DGF s’élèvera à 160 M€ sur quatre exercices, alors que les dépenses de RSA ont augmenté, atteignant 140 M€ soit 9 % du budget primitif de 2015 ».

Pierre Gimel a enfin présenté des orientations de budget axées autour de sept points : la relance de l’économie par l’investissement, le positionnement de la famille au cœur de la politique de solidarité (de manière générale, affirmer les compétences du Département et ne pas s’éparpiller sur ce qui n’est pas de son ressort), favoriser les solidarités territoriales, préserver le pouvoir d’achat des Isérois (comprenez : pas d’augmentation de son pourcentage d’imposition locale), mener une politique budgétaire rigoureuse, maîtriser les dépenses de fonctionnement, et demander aux organismes partenaires du Département des efforts budgétaires.

De bonnes intentions, mais pas de chiffres, ce qui a fait réagir les oppositions. « A quoi sert ce DOB ? Il est organisé parce qu’il est obligatoire, mais il est frustrant car on n' a qu’un résumé des données macro-économiques… Des données universelles sur lesquelles tout le monde sera d’accord » souligne le socialiste Didier Rambaud. Un avis partagé par le communiste David Queiros : « Je regrette qu’il n’y ait pas de traduction chiffrées des orientations de cette nouvelle majorité ».
Le vote aura lieu en décembre.


Caroline Thermoz-Liaudy

 



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