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Des jardins qui soignent…

le 10 juillet 2015 - Destination Santé - Sciences, Santé, Environnement - article lu 49 fois

Des jardins qui soignent…
Destination Santé - La vue, l'ouïe, le toucher et l'odorat mobilisés

Ces dernières années, les établissements de santé ainsi que les maisons de retraite ont développé des jardins thérapeutiques. Leurs bienfaits sont avérés aussi bien pour les patients, notamment atteints de la maladie d'Alzheimer, que pour les proches et le personnel soignant de l'hôpital.

Lieu de rencontre et de plaisir, le jardin thérapeutique facilite les échanges et les moments de partage entre le patient et sa famille, mais aussi avec le personnel de santé. À l’image du jardin du CHU de Nancy. Ce dernier rompt avec le cadre hospitalier habituel. Au cours d’une promenade, les sens sont stimulés : la vue (œuvres d’art, coloris des végétaux), l’ouïe (grâce aux fontaines), le toucher (par les sculptures et les végétaux) et l’odorat (senteurs des plantations). Ainsi le jardin rétablira-t-il le lien entre le patient et le monde extérieur.

Un certain nombre de végétaux permettent aussi d’évoquer des souvenirs et de faire « remonter » des images. C’est le cas du muguet bien sûr mais aussi des roses, des violettes, des pensées ou des marguerites… Cela concourt à faire resurgir des souvenirs, car ces végétaux constituent autant de repères familiers.

Les impacts positifs que peut avoir l’environnement naturel ont largement été démontrés ces dernières années. Les travaux scientifiques mettant en évidence l’intérêt de développer les jardins thérapeutiques dans les établissements de santé sont maintenant nombreux.

Jardiner puis sentir

C’est ainsi que l’Association France Alzheimer au travers de ses réseaux locaux a créé des jardins thérapeutiques. « Outre l’activité horticole de plantation, de taille, de récolte, de nettoyage, les participants sont souvent invités à enrichir leurs activités manuelles par des exercices complémentaires de reconnaissance olfactive des essences, de préparation des repas, etc. », explique l’association. « Proposer de retrouver les gestes du jardinage permet de mobiliser les capacités de la personne, l’engage dans un projet à long terme avec des objectifs précis. C’est une activité qui responsabilise la personne malade et procure de nombreuses satisfactions ».

Lieu d’apaisement et de bien-être, le jardin thérapeutique a des effets sur la qualité du sommeil et un réel impact sur la santé mentale et physique. Stimulation des sens, invitation à la découverte, appel à la mémoire, lieux d’activités physiques ou intergénérationnels, les jardins occupent une place de choix dans l’univers des maisons de retraite et des établissements de santé. À l’image du jardin de la Pitié Salpêtrière à Paris, qui vise à stimuler les enfants autistes. Sans oublier bien entendu toutes les vertus physiques que chacun peut retirer du jardinage.

Obésité, caries : des inégalités sociales dès le plus jeune âge

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress) vient de publier les résultats de son Enquête nationale de santé scolaire. Réalisé en grande section de maternelle, ce travail fait apparaître de fortes disparités sociales au détriment des familles les plus modestes.

En 2013 – année de la collecte des données – 12 % des enfants de moins de 6 ans présentaient une surcharge pondérale. Parmi eux, 3,5 % étaient obèses. Une statistique équivalente à celle de 2006 qui, d’emblée, met en lumière de fortes disparités sociales. En effet, dès la grande section de maternelle, les enfants de cadres affichent de meilleurs bilans de santé : 7 % sont en surpoids et 1 % sont obèses contre respectivement 16 % et 6 % des enfants d’ouvriers.

Et cette différence ne se limite pas au tour de taille. Ainsi ces écarts se retrouvent-ils aussi dans la santé bucco-dentaire. Moins d’un enfant de cadre sur dix présente au moins une dent cariée contre un sur trois pour ceux dont l’un des parents est ouvrier. Dans ce groupe justement, la prévalence des dents non soignées est 6 fois plus élevée…



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