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Des créanciers candidats à la reprise de Potato Masters

Loire le 06 mars 2015 - Denis Meynard - Agroalimentaire - article lu 1547 fois

Des créanciers candidats à la reprise de Potato Masters
©DENIS MEYNARD

Une quinzaine de producteurs et négociants sont réunis pour reprendre l'entreprise agroalimentaire belge de Tartaras, en liquidation.

Placée en liquidation judiciaire directe, à la demande de ses dirigeants, le 21 janvier dernier, par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne, qui a prononcé le 11 février l’arrêt de la période de poursuite d’activités, l’ex-entreprise Dussurgey, de Tartaras, pourrait voir son activité redémarrer d’ici quelques semaines. Le liquidateur a reporté de huit jours, au 10 mars, la date-limite de dépôt des offres de reprise de cette entreprise de conditionnement de pommes de terre. Travaillant pour des clients tels que Carrefour, Intermarché, Casino, System U, Grand Frais, elle employait une trentaine de salariés, dont les licenciements sont en cours.

Passée depuis 12 ans sous le contrôle du groupe belge Potato Masters, qui possède une petite unité en Picardie, l’entreprise intéresse un groupe d’une quinzaine de producteurs et de négociants français de pommes de terre. « La société Potato Masters Rhône-Alpes nous devait près de 2,5 M€ au moment de sa mise en liquidation », déclare leur porte-parole, Pascal Eckert, consultant de la société Agro 3D, qui figurera dans le tour de table d’une offre de reprise. Ce dernier parle d’une « faillite organisée avec la complicité du groupe belge Pomuni, qui avait annoncé en septembre dernier le rachat de Potato Masters, avant de se raviser en décembre ». Une opinion que semblent partager le délégué du personnel Robert Laigne, ainsi que le maire de la commune, Gérard Manet. Pascal Eckert, qui dénonce une « gestion de fait » de Pomuni, indique qu’il s’en est entretenu dernièrement au ministère de l’Agriculture, ainsi qu’avec le président de la FNSEA, Xavier Beulin.

Le 12 janvier, le juge-commissaire doit fixer les modalités de cession, partielle ou totale, des actifs de la société ligérienne, au(x) candidat(s) déclaré(s). Ou bien à défaut une vente aux enchères. La décision finale devrait être rapide pour stopper l’hémorragie commerciale, mais aussi parce que de grosses quantités de pommes de terre (près de 8 000 t) appartenant à l’entreprise, sont stockées chez des prestataires, sous atmosphère contrôlée.

Denis Meynard



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