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Des Arts Des Cinés, cinq ans déjà

Loire le 09 janvier 2015 - Daniel BRIGNON - Culture - article lu 58 fois

Des Arts Des Cinés, cinq ans déjà
CCN Caen Basse-Normandie - La Madâ'a, tournée dans le décor naturel du lac salé du Shot El Jérid en Tunisie

Des Arts Des Cinés entreprend sa cinquième saison culturelle autour de la rencontre du cinéma et de la danse. Une confirmation de sa présence dans le paysage culturel stéphanois où la structure veut s'installer durablement en ouvrant un lieu de création.

En présentant la nouvelle saison de Des Arts Des Cinés, Anna Alexandre, l’initiatrice de cette programmation confiait son projet de créer à deux ou trois ans un lieu propre de création à Saint-Étienne. Ce projet culturel que nourrit l’association Stéla, structure porteuse, en cours de montage avec des partenaires investisseurs privés, se veut être « ni une friche artistique ni un théâtre », mais un lieu ouvert à la création et la rencontre des artistes avec le public. Anna Alexandre imagine l’endroit en centre-ville sur un lieu de passage, doté d’un bar et restaurant que puissent adopter les habitants de la ville. Voilà le projet à terme que poursuit l’association Stéla, sans perdre de vue sa programmation et son festival restant nomade dans les salles et sites de Saint-Étienne et son agglomération.

Tout un programme

Des Arts Des Cinés a ouvert sa saison le 12 décembre autour de la projection du film Giselle de Toa Fraser.

La poursuite aura lieu cette année le 30 janvier avec une « soirée popcorn », animée par l’équipe de Freaks production. Au menu, un classique du cinéma et de la danse, le film Dirty dancing (1987) d’Émile Ardolino, fraîchement restauré, précédé de courts-métrages et vidéo-danses d’équipes de cinéma locales et régionales. Vendredi 30 janvier à 21 h au Méliès Saint-François.
En mars, cap sur le Centre chorégraphique national de Caen et rencontre avec la chorégraphe qui le dirige, Héla Fattoumi, engagée dans des projets artistiques sur des sujets forts voire sensibles de société. Elle viendra partager son travail à l’aide notamment de deux films réalisés avec elle : Manta de Valérie Urréa, réalisé à partir de la performance Manta de Héla Fattoumi, un solo chorégraphié éminemment politique : l’artiste y donne à partager l’expérience du port du niqab, voile intégral islamique. Le deuxième film La Madâ’a, reprend en décors naturels en Tunisie la pièce de Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, inspirée de la poésie d’Adonis à la croisée de l’Orient et de l’Occident. Dimanche 1er mars à 11 h au Méliès Jean-Jaurès.
Deux séances gratuites tous publics suivront à la cinémathèque de Saint-Étienne. Mercredi 11 mars à 14 h 30 et 20 h : une projection sur le handicap et les maladies dégénératives avec La première sirène (1952) de Mervyn Leroy, qui retrace le parcours lumineux d’une battante atteinte de la poliomyélite, dans le genre très prisé par le Hollywood de l’époque, les ballets nautiques. Jeudi 9 avril à 20 h : projection de documentaires sur la production chorégraphique du contient africain, et rencontre avec Marion Stalens, photographe et réalisatrice.
Entre le 8 et le 21 avril au cinéma Le Méliès Saint-François, Des Arts Des Cinés s’invite dans le festival Tête de mule, festival de cinéma jeune public, avec deux propositions : le documentaire de Jean-Marc Lacaze Espace libre et change (2012), sur une expérience d’ateliers chorégraphiques mêlant des élèves d’un collège de Saint-Leu et des jeunes d’un IME de Saint-Louis ; puis le film Do (2013), sur le duo de deux hommes, l’un valide, l’autre en fauteuil roulant.
La saison s’achèvera par le festival Des Arts Des Cinés du 23 au 30 mai.
Daniel Brignon

Le festival
Du 23 au 30 mai le festival Des Arts Des Cinés enchaînera un cortège de performances sur l’espace public : soirée d’ouverture en fanfare avec la compagnie Engrenage, défilé urbain, duo hip-hop, atelier urbain, jeu de piste et le traditionnel flashmob, cette année en hommage aux Blues Brothers.
Quant aux films présentés citons : Hairspray (2007), de Adam Shankman, sur le mouvement d’intégration des Afro-américains, Tsunemasa (2015), sur le solo chorégraphique de Mariko Aoyama, Consolation (2014) d’Éric Oberdorff.



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