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Déportation : en mémoire des enfants

Loire le 30 avril 2015 - Louis Pralus - Roannais - article lu 104 fois

Déportation :  en mémoire des enfants

Dimanche 26 avril, journée nationale de la déportation, Roanne s'est souvenu de ses déportés. En particulier des enfants de la famille Schneck, exterminés à Auschwitz.

Le conseil municipal d'enfants et le conseil municipal  jeunes étaient devant la stèle des Martyrs de la résistance, tout près de Joseph Prefole, 93 ans, dernier survivant de Dachau. Autre signe de communion des générations  : Arthur, du conseil municipal jeunes, a lu avec conviction le poème Les corbeaux, écrit par une rescapée de Ravensbrück : « Vous ne nous aurez pas, corbeaux ; voici venir la fin de ces temps odieux... ». M. Decours, sous-préfet ; M. Nicolin, député-maire ; le comité  commémoratif, l'Ufac, l'Unadif déposèrent une gerbe avant  la sonnerie aux morts.
Vinrent ensuite au micro Marie-Lou et Cassandra, élues du conseil municipal enfants. Elles proclamèrent le message des Déportés. « Nos pensées vont à tous ceux qui ne sont pas rentrés. Le retour des déportés a marqué la fin de la déshumanisation... Nous voulons dire notre attachement à la République et à l'unité nationale. Cette journée revêtira tout son sens si les  nouvelles générations agissent pour la liberté dans un monde plus juste et plus pacifique. »
Le chant des Partisans éclata : « Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? » Puis la voix de Jean Ferrat : « Ils étaient vingt et cent... ». La Marseillaise suivit.  M. Prefole regardait la colonne des martyrs. Après la cérémonie, questionné sur ses impressions, il eut juste ce mot : « Oui je suis revenu » et il ferma les yeux.
Autre moment d'émotion partagée : rue Marengo la commémoration de la rafle des enfants Schneck. Le 2 novembre 1943 au 41, de la rue du Commerce, pendant le déjeuner, six enfants de cette famille juive furent enlevés. Ils avaient 17, 14, 11, 9, 4 et 2 ans ! Quatre étaient élèves à l'école Marengo. Ils furent exécutés à leur arrivée à Auschwitz, M. Moyal, officiant à la synagogue, récita la prière des morts, le « kaddish » , devant l'école et termina par ces mots : « Je vous remercie de ne pas les oublier ! »

Louis Pralus



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