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Département de la Loire : à droite toute

Loire le 30 mars 2015 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 139 fois

Département de la Loire : à droite toute
Georges Rivoire - Hervé Reynaud et Bernard Bonne lors de la soirée électorale

Renouvelée intégralement et non plus par moitié comme auparavant, l'assemblée départementale voit arriver de nouveaux élus. L'équilibre politique n'est pas modifié en profondeur, mais livre quelques enseignements pour l'avenir.

Neuf triangulaires et douze duels, c’était une configuration inattendue qui s’est présentée après le 1er tour de l’élection départementale. Après les scores importants réalisés par le Front national, c’était l’un des enjeux de ce second tour la majorité départementale sortante ne paraissant pas en mesure d’être inquiétée. Le contexte national paraissait en effet bien peu favorable au Parti socialiste et à ses alliés.

Dans l’entre deux-tours la secrétaire départementale du FN, Sophie Robert et son binôme dans le canton de Feurs, Charles Perrot, affirmaient être confiants dans leurs chances dans au moins trois cantons : Firminy où leurs candidats étaient opposés en duel à des représentants du Front de gauche, dont le maire communiste et conseiller général sortant Marc Petit ; Andrézieux-Bouthéon où le FN avait fait son meilleur score de 1er tour (35,51 %) : Rive-de-Gier, « avec 32,45 % des voix nous arrivons en tête ». Bilan : aucun candidat frontiste n’a été élu, le tripartisme naissant se heurtant à la logique du mode de scrutin majoritaire. Si certains responsables du FN se montraient déçus, Gabriel de Peyrecave, candidat dans le canton de Saint-Etienne 3 ne cachait pas sa satisfaction. En effet alors qu’au 1er tour des municipales de Saint-Etienne en 2014 la liste FN avait réuni 8 900 voix, les voix cumulées des électeurs stéphanois des 6 cantons totalisaient 12 259 votes au 1er tour et 9 307 au 2nd. Un socle sur lequel le parti d’extrême droite entend bien s’appuyer à l’avenir.

La droite se renforce

Une situation qui ne doit pas faire oublier que le grand vainqueur de ces départementales est l’Union pour la Loire, conduite par le président sortant Bernard Bonne. La nouvelle assemblée devait être installée jeudi 2 avril (lendemain de notre bouclage). Sur les neuf vice-présidents sortants qui se représentaient huit ont été réélus et la majorité qui s’appuyait sur 18 membres lors du précédent mandat s’est étoffée de 10 nouveaux conseillers départementaux.

La défaite du binôme constitué par Gilles Artigues et Annick Fay n’en a été que plus remarquée. Ils affrontaient dans une triangulaire des candidats frontistes et socialistes. Une élection remportée par ces derniers : la conseillère sortante Arlette Bernard accompagné du jeune Pierrick Courbon, le benjamin de l’assemblée. La défaite de Gilles Artigues, également 1er adjoint au maire de Saint-Etienne, qui est intervenue très exactement un an jour pour jour après la victoire aux municipales de 2014, peut-elle avoir une signification politique ? Au 2nd tour le binôme d’union de la droite et du centre arrive en seconde position.

La gauche limite la casse

Les forces de gauche reculent en nombre de sièges (14 au lieu de 18 dans l’assemblée précédente), mais compte tenu des craintes d’une défaite plus cinglante, les représentants des listes de gauche se sont montrés plutôt satisfaits d’avoir limité les dégâts. Ils en tirent l’enseignement que « quand il y a de l’union cela fonctionne » analyse Jean-Claude Tissot, ex-président du groupe de la gauche démocrate et socialiste, défait dans le canton du Coteau.

C’est dans les zones urbaines que la gauche résiste le mieux : Roanne 1 et 2, Saint-Etienne 3, 5 et 6. A noter une première au conseil départemental de la Loire : l’entrée d’une élue écologiste. Marie-Michelle Vialleton était en binôme avec le conseiller socialiste Régis Juanico.

Mathieu Ozanam

La parité dans les faits

La précédente assemblée ne comptait que 7 femmes, la nouvelle en compte 21 soit très exactement la moitié puisque la parité faisait partie des nouvelles règles électorales.
La droite et le centre ayant remporté les élections les élues s’y trouvent en toute logique en majorité. Neuf d’entre elles sont divers droite, 4 UMP et une UDI.
A gauche, deux sont socialistes, deux du Front du gauche, une divers gauche et une écologiste, soit un total de 7 élues.



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