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Deltec : des lambrequins pour se diversifier

Loire le 12 mai 2015 - Emilie MASSARD - Industrie - article lu 986 fois

Deltec : des lambrequins pour se diversifier
Emilie Massard - La première gamme de lambrequins vient d'être lancée

Entreprise de mécanique qui travaille essentiellement en sous-traitance, Deltec a décidé d'élargir ses activités pour ne plus dépendre uniquement de ses donneurs d'ordre. La société se lance dans la fabrication de lambrequins pour volets roulants.

Ingénieur en gestion de production, Thierry Delolme a crée la société Deltec en 2003, avec pour principale activité le poinçonnage de barres en cuivre. Une activité que l’entreprise réalise en sous-traitance pour l’industrie et qui représente environ 80% de son chiffre d’affaires. « En 2012 nous avons perdu un gros client, ce qui m’a amené à réfléchir à une solution pour diversifier nos activités », se souvient Thierry Delolme.

Le gérant a alors vent d’un projet lancé par la mairie de Saint-Etienne en 2005 avec des designers pour trouver une solution pour cacher les coffres de volets roulants disgracieux sur les immeubles en centre-ville. Des coffres extérieurs qui sont d’ailleurs interdits en Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP). « Le projet était tombé dans les oubliettes, j’ai décidé de le relancer en écoutant les besoins de la municipalité, mais aussi en collaboration avec les Architectes des Bâtiments de France qui cherchaient des solutions ».

Après près de 2 ans de travail, Deltec a finalement pu présenter la première gamme de lambrequins validés par le Service territorial de l’architecture et du patrimoine (Stap) de la Loire, et qui peuvent donc être installés en ZPPAUP. « Aujourd’hui on en est au début de la commercialisation, on s’est rapprochés des architectes, mais aussi des syndics, des menuisiers ou des poseurs de volets roulants. On espère arriver à vendre 200 à 300 pièces par mois dans un premier temps. »

Pour mener à bien le projet, Thierry Delolme a investi entre 15 et 20 000 €, mais aussi 70 000 € pour l’achat d’une presse plieuse. Deltec fait vivre aujourd’hui deux personnes, les premières commandes devraient permettre l’embauche d’un technicien et être un levier de progression pour l’entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaire de 200 000 €. « On souhaiterait monter à 4 ou 5 personnes pour que l’entreprise soit viable », espère le dirigeant.

Emilie Massard



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