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De Marlieu tient le choc

Isère le 15 novembre 2016 - Arnaud DE JUBECOURT - Agroalimentaire - article lu 231 fois

De Marlieu tient le choc
ADJ - Une fabrication manuelle de tablette exécutée sous l'oeil de Pierre de Parscau, directeur de "la choc"

La chocolaterie de Chimilin, 110 ans d'âge, continue à s'adapter pour répondre aux marchés d'aujourd'hui.

Ce n’est pas la première fois que la « choc » s’adapte pour préserver son avenir. Passée du lait au beurre puis au chocolat en 1906, elle se met au chocolat en poudre en 1926 et augmente sa gamme en intégrant d’autres produits comme la noix. Dans les années 50, elle doit modifier son réseau de distribution, délaissant les épiceries traditionnelles pour développer les ventes aux particuliers via les comités d’entreprise et les vendeurs à domicile : une vingtaine de commerciaux sillonne la France entière et 400 « ambassadeurs » proposent des séances de vente à domicile.

Une des plus grosses commandes publiques de chocolat en France

Aujourd’hui encore l’environnement sans cesse renouvelé apporte de nouveaux défis à relever. Depuis quelques années, De Marlieu a réussi a se constituer un marché de volume pour amortir ses installations très lourdes, notamment en remportant un des plus gros marchés publics de France dans le domaine, celui de la mairie de Paris. L’an dernier, les « magasins éphémères » ont confirmé leur succès et seront renouvelés cette année. La fabrique participe aussi au salon du chocolat de Lyon et à d’autres évènements, notamment à la Caserne de Bonne à Grenoble et et sera présente à Dijon. Enfin, depuis peu, elle parvient à démarrer un flux à l’export, puisqu’elle compte doubler le volume de vente qu’elle a commencé l’an dernier à expédier au Japon, grâce notamment à des packaging très appréciés. Côté produits les gammes s’enrichissent et se tournent vers les plus jeunes avec par exemple des « CD en chocolat » et autres tablettes décorées à la main.

Une saisonnalité accentuée

Mais le défi le plus actuel est celui de l’hypersaisonnalité : habituellement très saisonnier, le marché du chocolat est devenu ces dernières années encore plus pointu en termes de pics d’activité. Internet et les nouveaux comportements des consommateurs ont amplifié fortement le phénomène, et la proportion de commandes tardives est de plus en plus importante : la période de commandes entre le 10 et le 20 décembre est particulièrement éprouvante tant en magasins que sur internet et nécessite de renforcer encore un peu plus les équipes, qui peuvent avoisiner 100 personnes contre une quinzaine en basse saison, pour un chiffre d'affaires de presque 3,2M€ sur l'année. Les pics sont à présent bien connus de la population autour de l’usine (située à Chimilin) ; elle se mobilise à date régulière pour absorber le surplus de travail et vivre avec une certaine fierté « au rythme de la choc ».

A.J.

A savoir : des visites gratuites sont organisées à l'usine de Chimilin ; rens. : 04 76 66 60 00.



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