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De la géométrie et de la couleur

Isère le 20 février 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 464 fois

De la géométrie et de la couleur
Philippe Decauzat, Notes, Tomes, Stone 3 (D.R.)

Jusqu’au 4 mai, le centre national d’art contemporain de Grenoble, Le Magasin, accueille deux nouvelles expositions.


Dans un style très épuré d’abord, le suisse Philippe Decrauzat propose « Notes, Tones, Stone ». Fidèle à sa réputation, il propose des tableaux géométriques de grande taille, des modules architecturaux et des films en formats 16mm inspirés de l’histoire du cinéma expérimental. Les œuvres ont été conçues pour l’espace de « La rue du magasin », et produite dans les locaux, y compris en fonction du dallage de l’espace. Dans les toiles noires et blanches exposées dans un espace vierge de toute autre couleur, il s’inspire des dessins d’Etienne-Jules Marey, père de la chronophotographie, et plus particulièrement des courbes issues de l’observation des phénomènes respiratoires. Des courbes traduites en une succession de diagonales. Tous les tableaux appartiennent à une série représentant une seule et même courbe divisée en 8 parties et redistribuées dans l’espace. Des projections vidéo font face à ces créations. 3 films qui changeront de place d’ici le mois de mai afin de respecter la répartition des zones d’ombre, et les cycles du soleil. Sur l’un d’eux, un œil en boucle, éclairé par un spot et rythmé par 4 battements de paupières. Œil de Buster Keaton dans un de ses derniers rôles, tiré du film de Samuel Beckett intitulé « Film ».
Dans la galerie parallèle, l’artiste américaine Ericka Beckman propose une rétrospective beaucoup plus colorée de ses travaux. « Works 1978-2013 » est une exposition acidulée inspirée des jeux vidéo, où l’architecture soviétique côtoie des Pokémon. Pour l’essentiel, il s’agit de films, tantôt mélanges du style documentaire et du conte, tantôt pur produit de l’imagination. Parfois aussi traduction de réalité amplifiée, ou histoire bien connue revisitée, à l’image de l’œuvre intitulée Cinderella (Cendrillon). Outre les films, l’américaine expose certains des dessins préparatoires, qui constituent le travail de création de ces courts-métrages (d’une vingtaine de minutes chacun), et dont chacun nécessite jusqu’à un an de travail.

Caroline Thermoz-Liaudy



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