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De la fusion des 6 ex communes du Grand Roanne en 1 commune unique

le 12 juin 2015 - Aline VINCENT - Vie locale - article lu 69 fois

De la fusion des 6 ex communes du Grand Roanne en 1 commune unique
Aline Vincent - L'avenir est au regroupement

Yves Nicolin a lancé le sujet en présence de Michel Mercier, maire de la nouvelle commune de Thizy-les-Bourgs au printemps dernier. Réactions.

La période est à la redéfinition des territoires sur fonds d'évolutions sociétales et de baisse des dotations de l'Etat. "Cela fait des années que je porte l'idée de regrouper nos communes très imbriquées les unes aux autres, avance le député-maire de Roanne Yves Nicolin. Aujourd'hui, l'agglomération travaille sur des projets que nous ne pouvions mneer auparavant et elle s'élargira encore. Une ville de 70 000 habitants permettrait d'avoir un effet moteur plus important, de peser sur les décisions des autres grandes villes Rhône-Alpes-Auvergne, d'atteindre une taille critique ». Jean-Luc Chervin, maire de Riorges ne tient pas pour sa part le même discours. "Je n'y suis pas favorable. Je suis hostile à une vision purement comptable (un regroupement des 6 communes avant fin 2015 permettrait de bénéficier de dotations ndlr). Quant aux communes, elles ont leur organisation propre. Elles sont bien structurées. Michel Mercier est venu témoigner, mais la problématique n'est pas la même avec des petites communes rurales. Cela permettrait juste à Yves Nicolin d'asseoir encore davantage son pouvoir". "J'ai bien compris que je ne fédérerai pas tous les maires concernés. Je n'y ai aucun intérêt personnel, répond Yves Nicolin, "puisque ce regroupement n'aboutira probablement pas au cours de ce mandat. Quant aux maires, ils conserveraient leur rôle de proximité. Seuls seraient mutualisés certains services comme la voirie, les espaces verts... pour réaliser des économies d'échelle. C'est ce que nous avons déjà fait entre la commune de Roanne et l'agglo avec un service communication commun et la direction générale. Je suis convaincu que face à la baisse régulière des dotations , nous n'aurons à terme par d'autre choix.

Du temps et de la pédagogie

Un point de vue que partagent en revanche Jean-Louis Desbenoit (maire du Coteau) et Jean-Jacques Ladet (maire de Mably). Ils se disent à l'écoute, comme Philippe Perron (maire de Villerest) et Daniel Fréchet (maire de Commelle-Vernay). "Nous serons obligés d'y venir, au prochain mandat ou celui d'après. C'est dans le sens de l'histoire" pour le maire du Coteau. "Mais il faudrait déjà qu'on arrive à travailler à 40. Les communes entrées dans l'agglomération à contre-coeur nous le font encore bien comprendre ! Il ne faut donc pas précipiter les choses. Le but est d'ici 10 ou 15 ans de supprimer les communes, mais en France, nous sommes attachés à nos racines. Il faut poser les choses. On est tous dans le même bateau et il faut avancer. Attendons d'abord que le cadre de la loi soit définitivement fixé". "Sur le fonds, le projet de regroupement des communes est incontournable avec nos 36 000 communes françaises, admet J-J Ladet. " Nous devons tenir compte des contraintes budgétaires, du besoin de mutualisation... Je veux bien entrer dans ce débat politique. La question centrale est "pour quoi faire" ? Ce n'est pas en 6 mois que ce projet peut aboutir. Nos services ont déjà fourni un gros effort pour s'adapter à l'agglomération élargie. Enfin, nos citoyens ne comprendraient pas ». "Il faudra beaucoup de pédagogie, confirme Philippe Perron. « Lorsque nous nous sommes présentés aux élections, le sujet n'était pas à l'ordre du jour. Proposer cette fusion à nos administrés tout de suite après l'élargissement à 40 communes serait mal compris. Pour l'instant, la précipitation pour cause de maintien des dotations revient à un chantage financier. Le projet demandera donc à être étudié. Il va dans le sens de l'histoire". "Pour moi, si le dossier est ouvert, il n'est pas encore à l'étude, souligne Daniel Fréchet. « Une réflexion du même ordre peut aussi être menée par les communes de la rive droite. Nous n'avons pas suffisamment d'informations pour l'instant. C'est trop tôt".

Aline Vincent.

Loi NOTRe : 3ème volet de la réforme des territoires

Le 27 janvier 2014, le Président de la République promulguait la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (1). Elle vise à clarifier les responsabilités des collectivités de l’État, affirmer le rôle des métropoles et conforter les dynamiques urbaines. Elle comprend également des dispositions relatives à la compensation des transferts de compétences de l’État. Il s'agit du 3ème volet de la réforme des territoires après la modernisation de l'action publique territoriale, l'affirmation des métropoles et la délimitation des régions. Fin mai, le Sénat poursuivait l'examen, en deuxième lecture, du projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale.

(1) NOTRe : Nouvelle Organisation Territoriale de la République



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