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De l'électricité 100 % renouvelable, c'est possible

Loire le 04 novembre 2015 - Mathieu Ozanam et Marine Graille - Sciences, Santé, Environnement - article lu 238 fois

De l'électricité 100 % renouvelable, c'est possible

Alors qu'une étude de l'Ademe imagine plusieurs scenarios de production à 100 % d'électricité d'origine renouvelable à l'horizon 2050, la région Rhône-Alpes apparaît bien placée. En Loire les parcs éoliens en sont encore à l'état de projet.

A quelques semaines de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a publié une étude aux résultats plutôt optimistes. Un discours auquel nous n’étions plus habitués. L’Ademe estime que « plusieurs mix de production d’électricité, intégrant une part importante de sources renouvelables sont techniquement possibles et elle identifie les principaux déterminants permettant d’en maîtriser le coût ». Dans cette perspective, une sortie du nucléaire ne paraît plus utopique à un horizon 2050, même si le directeur de l’Ademe prend la précaution d’indiquer en introduction qu’« il s'agit ici d'une étude scientifique à caractère prospectif et exploratoire et non pas d'un scénario politique ». D’autant que l’étude n’évalue pas les coûts d’investissement qui seraient nécessaires.

Plusieurs mix électrique ont été envisagés en s’appuyant sur une évaluation du gisement maximal potentiel par région selon les ressources naturelles disponibles. La région Rhône-Alpes affiche un total de 58,8 GW, devancée de peu par la Bretagne (59,5 GW) et l’Aquitaine (61,5 GW). Les panneaux photovoltaïques posés sur les toitures pourraient représenter un potentiel de 33,5 GW et 4 GW pour les panneaux au sol, plaçant la région parmi les premières pour ce type de production d’énergie. L’hydraulique est l’une des forces de Rhône-Alpes, qu’il s’agisse des stations de transferts d’énergie par pompage (Step), profitant de la différence d’altitudes entre deux bassins, et la mise à profit des lacs et rivières. La puissance estimée de l’éolien serait de 7,5 GW, ce qui constituerait après les panneaux photovoltaïques son 2e gisement d’énergie le plus important.

Des projets qui avancent lentement

Sur le volet éolien justement, les différents projets ligériens restent pour l’instant soit en instruction, soit à l’étape de consultation. A l’heure actuelle un seul permis de construire a été accordé à Gumières par la direction départementale des territoires de la Loire (DTT 42). Pour les projets des Monts de la Madeleine, des Montagnes du Haut Forez et de Salvaris, les dossiers de permis de construire sont actuellement en cours d’instruction par la DTT42. Pour le projet des Ailes de Taillard sur les communes de Saint-Sauveur-en-Rue et Burdignes, les services de l’Etat attendent toujours que le dossier leur soit déposé.

Pour le projet Salvaris, dont le maître d’ouvrage est EDF énergies nouvelles, l’heure est actuellement à la modification des PLU pour les communes de Saint-Etienne et de la Valla-en-Gier. Si leur PLU respectif reste en l’état, le permis de construire ne pourra pas être délivré par la DTT. Cette démarche administrative liée à l’urbanisme nécessite une enquête publique ce que Saint-Etienne a réalisé dans le courant du mois d’octobre. La Valla-en-Gier quant à elle, devra publier une enquête publique au début de l’année 2016. A l’issue de ces enquêtes, c’est le conseil municipal de chacune de ces deux communes qui donnera son avis.

Concernant les autorisations d’exploitation d’un parc éolien (considéré depuis 2011 comme une installation classée pour une protection de l’environnement) qui sont instruites par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dréal), le dernier dossier déposé cet été concerne le projet des Montagnes du Haut du Forez.

Marine Graille et Mathieu Ozanam

Le projet Salvaris en chiffres

Le projet éolien, qui devrait s’étendre de Saint-Etienne jusqu’à la Valla-en-Gier, comprendra au total 9 éoliennes qui produiront 27 MW, soit la consommation de 40 000 habitants (10 % de la consommation de l’agglomération stéphanoise). Ce projet, dont le maître d’ouvrage est EDF énergie nouvelle, représente un investissement de 30 M€.
 



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