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Dans le secret de la maroquinerie Hermès

Isère le 21 juin 2015 - Patricia TRICOCHE - Nord-Isère - article lu 3187 fois

Dans le secret de la maroquinerie Hermès
Patricia Perry Tricoche - travail de couture sur le modèle Kelly

Le Groupe Hermès inaugurait son nouveau site maroquinier des Abrets ouvrant ainsi les portes de ses ateliers ou le luxe côtoie la perfection en alliant créativité, savoir-faire et tradition. Une 4ème implantation de coupe du cuir et de table (confection) pour la marque à la calèche qui vient compléter le maillage régional en place à Pierre-Bénite, Belley et Aix-les Bains.

Un site ou l’architecture prend toute sa place pour être le véritable écrin d’un « artisanat contemporain vivant, digne de la qualité du travail qui est effectué » selon Axel Dumas le Président d’Hermès qui rappelait aussi « qu’un cuir est beau lorsqu’on sait lui donner la caresse qu’il mérite ». Le bâtiment de 5000 m2 aux toits à sheds rappelle les anciens ateliers de tissage locaux et les voiles réalisées par  Ferrari de La Tour-du-Pin apportent l’esthétisme aux fonctionnalités thermique et acoustique. Un lieu à l’élégance très discrète en pleine nature comme une invitation au calme et la sérénité. Anonyme et protégé. Des ateliers spacieux et lumineux ou travaillent 130 salariés dont 115 artisans. Comme l’explique Emmanuel Pommier, Directeur général du pôle  Artisanal Hermès maroquinerie sellerie, « afin de conserver cet esprit artisanal la maison privilégie les sites à dimension humaine et s’appuie sur une logique d’essaimage et de transmission des savoir-faire à partir de nos responsables d’ateliers déjà formés. »

Le geste du savoir-faire - (Alfredo Piola - Hermès)

Ici on traque le moindre défaut !

Chaque artisan réalise ses pièces de A à Z, comme l’artiste qui compose une œuvre, dans la tradition Hermès. En effet, la société tient à ses méthodes. « La règle d’un sac par artisan fait partie de notre ADN » selon Axel Dumas. Mais pour obtenir ce savoir faire les employés suivent un long processus d’apprentissage dispensé sur le site par une vingtaine d’artisans venus des ateliers historiques de Pantin pour transmettre le métier, le sens du geste et la compréhension des outils. Il ne s’agit pas de répéter le geste mais bien de respecter les valeurs de la Maison Hermès. Pour Emmanuel Pommier, « au-delà de la technique des gestes c’est transmettre la bienfacture, le sens du beau. » Une qualité que ces artisans mettent en pratique en traquant le moindre défaut. A l’intérieur du bâtiment à parements de bois, chacun est concentré sur son poste, ici pour la coupe des peaux, là pour le cousu sellier, l’astiquage final du cuir ou le retournage des sacs fabriqués à l’envers, une tâche très physique et délicate qui met les coutures à rude épreuve. Il faut entre 10 et 15h pour réaliser un sac.

Bolide, Kelly, Birkin ou Constance !

45 % c’est ce que représente l’activité maroquinerie sellerie dans les ventes du groupe avec des modèles devenus incontournables comme le sac Kelly en référence à Grace Kelly ou le bolide 1er sac crée en 1923 mais plus récemment Constance ou Birkin autant de sacs qui font partie d’une tradition, des accessoires qui se conservent, se réparent et dont on ne se sépare jamais passant souvent de mère à fille ou à petite fille.  Hermès, une saga qui a commencé en 1837 lorsque Thierry Hermès fonde la fabrique éponyme de selles et de harnais, un sellier maroquinier devenu aujourd’hui icône du luxe.

Patricia Perry Tricoche

Hermès : L’entreprise dont on rêve !

Axel Dumas coupant le ruban - (La Photographie - La Tour du Pin)

C’est en présence de nombreux élus parmi lesquels François Boucly, maire des Abrets, Jean Pierre Chabert président de la Communauté de communes Bourbre Tisserands, Magali Guillot, conseillère départementale, aux côtés du Sous Préfet Thierry Demaret qu’Axel Dumas, Président d’Hermès, et  représentant la 6ème génération de la famille Hermès, coupait le ruban. Un ruban aux couleurs de la marque à la calèche qui a fait le bonheur des 300 invités. Une nouvelle maroquinerie aux Abrets, fleuron du luxe, du tout français, créatrice d’emplois ce qui faisait dire au Sous-Préfet en guise de conclusion : « des entreprises comme celle-ci c’est ce dont on rêve ! ».
 



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