Fermer la publicité

Daniel Perez, le sauveur provençal de La Chorale

Loire le 24 juillet 2014 - Louis Pralus - Roannais - article lu 1462 fois

Bonne humeur et franche poignée de main, Daniel Perez porte toute la convivialité  provençale.

Né à Avignon de père espagnol, boulanger de son état, et de mère juive ukrainienne, il n'était pas destiné à quitter son département. Que de souvenirs joyeux  du lycée de Cavaillon, des virées nocturnes dans Avignon !
Son but était d'être professeur de gym. C'était un athlète : gymnaste champion du Vaucluse, champion de Provence, participant au championnat de France par équipe. Il a tâté aussi le foot  dans un club MJC d'Avignon et joué en championnat de France juniors. Il a pratiqué le basket en scolaire. Sa voie bifurque parce qu'il a un problème de colonne vertébrale. Il ne sera pas professeur de gym. Bon en maths, il passe un bac comptable. Et son cousin, M. Tchertkès, expert-comptable à Roanne,   l'embauche dans son cabinet. Il a 23 ans.
« Arrivé à Roanne en janvier 1974, se souvient-il, il faisait froid, il n'y avait personne dans les rues, je me suis dit : “ce n'est pas possible de vivre ici, j'y resterai 6 mois“ ! » Il a gardé son esprit de fête et d'appétit de la vie. « Célibataire, je pensais aux sorties, aux boites de nuit. Mon cousin m'a dit : “si tu continues comme ça tu ne réussiras pas“. Il me poussa à faire des études d'expert-comptable et me lança un défi : “si tu réussis ton premier diplôme on te paye un repas chez Troisgros !“ »

La Chorale et la mairie

Il a gagné le repas chez Troigros. Il est devenu expert-comptable et n'a plus quitté Roanne. Il s'est tellement bien adapté qu'il a refusé ensuite des propositions  de travail en Avignon. « Ici il y a des amis sûrs, un cadre magnifique et pas de mistral ! » Ce qui va l'ancrer définitivement dans le territoire, c'est le sport. « Quand on arrive à Roanne, confie-t-il, on vous dit : “on va voir le match de basket“. La Chorale c'est l'attraction de Roanne. » Il retrouve sa passion du sport, se met au volley, créé le club de Riorges puis celui de Roanne et fusionne les deux plus tard.
Yves Le Gaillard, président de La Chorale, lui demande de venir avec lui pour sauver le club dans une situation difficile. Il en devient président en 2000 jusqu'en 2006. « On a assaini les finances, on est monté de Pro B à Pro A et on s'est maintenu jusqu'en 2014. » La situation redevenue critique, Yves Nicolin l'appelle pour sauver encore une fois La Chorale. « Je suis de passage pour redresser le club », souligne-t-il. Il a bon espoir. On accuse la municipalité de donner trop d'argent à La Chorale. Il explique : « à partir de 2015 jusqu'en 2018  il y aura une baisse de 60 000 € par an correspondant aux avances  faites. »
Son engagement auprès d'Yves Nicolin est plus un pari pour réussir un programme qu'un acte  politique. De droite, il n’est pas un inconditionnel de l'UMP. « Maintenant je pencherais plutôt vers l'UDI. » La politique n'est pas son obsession : il a aussi le vélo, la gym et les romans policiers !

Louis Pralus



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide