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Décideurs - Pierre Ramon-Baldié dirige l’Urssaf dans la Loire

Loire le 14 novembre 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1654 fois

La nouvelle direction de l’Urssaf dans la Loire est assurée par Pierre Ramon-Baldié, qui se définit comme un « pur produit de la branche recouvrement de la Sécurité sociale ».

Après l’Institut d’études politiques de Bordeaux, ce Catalan, originaire de Perpignan, supporter de l’Usap mais aussi de l’ASSE, a découvert Saint-Etienne, en tant qu’étudiant. Grâce à son admission à l’Ecole nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S, qui s’appelait alors le CNESSS), d’où il est sorti diplômé en 1997.
Son premier poste l’a conduit à l’Urssaf de Bordeaux, en qualité de directeur de cabinet et manager en charge de la coordination du recouvrement et du marketing de l’offre de service. En 2003, il revient à Saint-Etienne comme directeur de la formation initiale de l’EN3S, en charge des concours d’entrée et des examens, de la relation avec les organismes de sécurité sociale et de l’affectation des élèves. Depuis juin 2007, il en était le directeur adjoint.
« Ce parcours m’a donné une grille d’analyse de la gestion des différentes caisses et des ressources humaines », déclare celui qui a conservé un enseignement de la protection sociale à l’Université de Marne-la-Vallée. Il juge « indispensable de faire de la pédagogie car face à l’empilement des réformes thématiques et aux ajustements annuels de la loi des finances, on ne comprend plus rien ». Il évoque « des mouvements permanents qui rendent peu lisible ce service public et entretiennent le cliché de sa difficulté à être performant. Alors que 16 Mds € sont remboursés chaque année par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) ».
Douze ans après, il a retrouvé la branche recouvrement des cotisations des employeurs et des salariés et le contrôle des entreprises et des travailleurs indépendants, en devenant directeur adjoint de l’Urssaf Rhône-Alpes, en charge du site Loire. Avec 150 agents, dont environ 110 sont à Saint-Etienne et 40 à Roanne. Entretemps le contexte économique a évolué. La crise débutée en 2008 a fait exploser les dépenses publiques. Obligeant la France à s’inscrire dans une trajectoire de retour à l’équilibre au sein de l’Union européenne. « Et la Sécurité sociale participe à cette dynamique par une maitrise des dépenses et une optimisation des recettes, notamment celles collectées par l’Urssaf. Dans un contexte de dégradation de la compétitivité des entreprises françaises », observe-t-il.

« Notre façon de gérer est assez moderne »

Aussi, pour gagner en efficacité l’Urssaf a adopté une organisation régionale en 2014, quelques années après la départementalisation. « Les technologies modernes ont permis cette régionalisation des fonctions supports sans déplacement des agents », souligne-t-il. Ajoutant qu’une journée porte ouverte organisée le 21 novembre permettra de constater « notre façon de gérer qui, je crois, est assez moderne ».

Denis Meynard



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