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Décideurs : Pierre Gey, directeur général des services de Saint-Etienne

Loire le 07 août 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 4073 fois

Décideurs : Pierre Gey, directeur général des services de Saint-Etienne
Pierre Gey est satisfait d'avoir pu opérer un « retour aux sources en Rhône-Alpes », dont il est originaire (© Denis Meynard)

Arrivé de Strasbourg ou il dirigeait les services du conseil général du Bas-Rhin, Pierre Gey exerce désormais, pour la première fois, les mêmes fonctions au sein d'une ville.

En choisissant Saint-Etienne, ce Drômois de 58 ans, originaire de Beaumont-lès-Valence, revient au sein d’une région Rhône-Alpes qu’il connaît bien.
Il a en effet obtenu une maîtrise de sciences économiques à l’université de Grenoble, puis suivi la formation de l’Institut régional d’administration (Ira) de Lyon. Son début de carrière l’a conduit en Haute-Saône, en qualité de directeur général adjoint des services, en 1983. « C’était au début de la décentralisation, une époque où il fallait créer le Département », au côté de son président, Christian Bergelin, qui est devenu secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports. « Dans le gouvernement de Jacques Chirac, de 1986 à 1988 », se souvient-il.
Son premier poste de « DGS », Pierre Gey l’a exercé en Savoie, assurant une forme de continuité sous trois présidents successifs, de 1996 à 2004 : Michel Barnier, Hervé Gaymard, et Jean-Pierre Vial. Puis changement de décor, avec le départ de Chambéry pour Nouméa. En tant que secrétaire général de la Province Sud de Nouvelle Calédonie, présidée par Philippe Gomès, au lendemain du long règne de Jacques Lafleur.

En 2008, nouveau choc thermique avec un retour en Métropole qui s’effectue à Strasbourg, après son recrutement comme directeur général des services (DGS) du conseil général du Bas-Rhin par le nouveau président de l’exécutif départemental, Guy-Dominique Kennel (UMP).
Pierre Gey y a notamment travaillé à la création d’une collectivité territoriale unique alsacienne, qui n’a finalement pas vu le jour, car lors du référendum le « non » l’a emporté dans le Haut-Rhin. « A Saint-Etienne j’arrive dans une période où le contexte budgétaire des collectivités va s’aggraver avec l’annonce du gouvernement de réduire de 11 Md € les dotations sur trois ans, à partir de 2015 », explique-t-il, ajoutant : « la Ville pourrait perdre 5 M€ de dotations par an, ce qui ne s’est jamais produit (…) cela intervient alors que la nouvelle équipe municipale s’est engagée à ne pas augmenter la pression fiscale pendant le mandat ».

Contenir l’évolution des charges

Aussi, Pierre Gey et ses services travaillent-ils jusqu’en octobre à traduire le programme politique sur laquelle cette dernière a été élue en feuille de route pour les six années, avec la définition d’un programme pluriannuel d’investissements.
La nécessité de contenir encore plus que les années précédentes l’évolution des charges représentées par la masse salariale autour de 0 %, contre + 1,5 % à + 2 % par an, conduira à ne pas remplacer un certains nombre de départs et à accroître la mutualisation avec les services de l’agglomération.

Denis Meynard



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