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Décideurs - Opéra : nouvel intérim pour Eric Blanc de la Naulte

Loire le 12 juin 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 2569 fois

Décideurs - Opéra : nouvel intérim pour Eric Blanc de la Naulte
Eric Blanc de la Naulte se déclare heureux de son retour dans la ville verte (© Denis Meynard)

Cinq ans après avoir quitté Saint-Etienne où il assurait l’intérim de Jean-Louis Pichon comme directeur général de l’Opéra Théâtre, Eric Blanc de la Naulte est de retour dans l’institution culturelle stéphanoise aux fonctions de directeur général par intérim.

L’histoire a donc un goût de déjà vu pour ce diplômé de l’ESC Rouen.
En juillet 2009, à son départ, « en l’espace de dix jours, selon la volonté de la municipalité d’alors », ses fonctions de directeur administratif et financier avaient été reprises par Vincent Bergeot. Par la suite, ce dernier a été nommé par l’équipe de Maurice Vincent au poste de directeur général, dont il est suspendu dans le cadre d’une enquête administrative.
Actuellement, la direction est moins collégiale, car sur ses six membres suspendus fin avril, seuls le directeur technique et la secrétaire générale adjointe ont déjà été réintégrés. Au passage, le chef d’Orchestre et directeur musical, ainsi que la directrice administrative et financière ont démissionné.
Le nouveau patron de l’Opéra Théâtre stéphanois s’appuie sur ses 21 années d’expériences dans ce milieu, ainsi que ses relations au sein de structures telles que la Réunion des opéras de France (ROF) et la Chambre professionnelle des directions d’opéra (CPDO) pour rattraper le retard pris dans la préparation de la saison 2014-2015. « Il faut que la distribution des différentes œuvres programmées soit pourvue, avec les contrats signés, en négociant des cachets acceptables compte tenue de notre situation financière », explique-t-il.
Il insiste sur la « grande conscience professionnelle du personnel qui a connu de nombreux changements depuis 2009 ». En dehors de Saint-Etienne, Eric Blanc de la Naulte a connu deux autres maisons. Le Théâtre du Lucernaire dans le 6e arrondissement de Paris, « où il fallait une organisation rigoureuse pour que les deux petites salles puissent enchaîner, sans fausse note, pas moins de 1 800 représentations par an ».
A l’été 2013, la structure intercommunale qui gère l’Opéra du Rhin, à Strasbourg, a mis fin à ses quatre années de direction administrative et financière de cet équipement de 243 salariés permanents, dont il revendique le redressement financier. Son licenciement pour « perte de confiance (…) contre l’avis de l’Etat », l’a conduit à saisir le tribunal administratif.
Ce Varois de 47 ans veut poursuivre dans l’univers du lyrique. Sa disponibilité, sa connaissance de l’établissement et du personnel, l’ont conduit à revenir au sein de sa « famille » stéphanoise, dans des conditions qu’il reconnaît « difficiles ».

Denis Meynard



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