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Décès de Jacques Barrot : un hommage unanime

Loire le 03 décembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 410 fois

Décès de Jacques Barrot : un hommage unanime
Jacques Barrot (archives 2007)

Originaire d'Yssingeaux, l'ancien ministre Jacques Barrot est décédé dans le métro parisien, à la station Les Sablons à Neuilly-sur-Seine mercredi 3 décembre 2014.

Barrot a occupé de nombreuses fonctions politiques. Il a tout d’abord été élu député de Haute-Loire à partir de 1967 et rapidement président du conseil général de Haute-Loire de 1976 à 2001. Il entre dans le gouvernement sous Valéry-Giscard d’Estaing en 1978 en tant que ministre du Commerce puis de la Santé. De 1995 à 1997 sous Jacques Chirac, il devient ministre du Travail et des Affaires sociales. En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, siège qu’il cèdera par la suite à son suppléant Laurent Wauquiez. Depuis 2010, il siégeait au Conseil constitutionnel.

« Un exemple »

L’annonce de son décès a jeté la consternation et la tristesse parmi beaucoup d’élus de la Loire se revendiquant ses amis qui s’inclinent devant une personnalité « exemplaire ». Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, salue un « homme de bien par excellence. Proche de ses concitoyens, grand humaniste, il était et reste un modèle d'exemplarité, sachant concilier à la fois, le dévouement aux autres, l'esprit d'ouverture, les convictions et l'action politique, au sens noble du terme ».

« Un exemple » encore, pour le député Dino Cinieri, « comme responsable public qui a défendu avec ferveur les valeurs d'humanisme et de solidarité. Il était un serviteur de l’intérêt général qui a tant fait pour son territoire de cœur, la Haute-Loire, pour la France et pour l'Europe ».

Le démocrate social qu’était Jacques Barrot reçoit l’hommage de la famille centriste : « il a eu le souci constant, tout au long de son exceptionnelle carrière politique, de transmettre le flambeau et de défendre une certaine idée de l'action politique, profondément respectueuse de l'intérêt général, des libertés et du progrès social », écrit la Fédération UDI 42. Le député François Rochebloine salue le « réformateur », « l’homme de consensus : il avait le souci du dialogue constructif, il apaisait les conflits, recherchant toujours les solutions de consensus et de compromis pour préserver l’essentiel ». Gilles Artigues, Vice Président de l'UDI de la Loire, confie à son tour que « centriste engagé, il fut à l'origine de mon engagement politique au CDS (Centre des Démocrates Sociaux), il y a 20 ans. A chaque étape de mon parcours personnel, ses conseils m'ont été précieux ».

Le président du conseil général Bernard Bonne, souligne combien ce « grand serviteur de l’État, grand serviteur de l’Europe, dont il fut l’un des plus ardents défenseurs, était aussi grand serviteur de nos territoires, et notamment de notre département voisin de la Haute-Loire ».

L’hommage rendu dépasse les clivages politique comme en témoigne le sénateur socialiste Maurice Vincent touché aussi par cette disparition d’un « homme de dialogue et d’action » : « Au-delà des divergences partisanes, son attachement à la recherche de consensus et sa sensibilité sociale authentique m’ont toujours particulièrement frappé ».



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