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Débat municipal à Grenoble : le match retour

Isère le 13 mars 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 654 fois

Débat municipal à Grenoble : le match retour
(© Jacques-Marie Francillon)

Les terrains étaient glissants.

Pour la seconde rencontre, les candidats étaient interrogés sur la sécurité, la vie associative et culturelle, l’éducation et l’action sociale. Et avant même que le débat ne commence, Alain Carignon a dû essuyer quelques attaques, les plus virulentes venant de son voisin de droite Eric Piolle : « Permettez-moi de vous dire le sentiment de scandale qui m'habite d'être à côté de quelqu'un qui a été condamné », et plus tard : « Délinquance en col blanc? "En col rayé" plutôt ! » Des attaques auxquelles s’attendaient les défenseurs de la liste UMP-UDI (conduite par Matthieu Chamussy) qui ont aussitôt brandit des pancartes : « Safar, Piolle, remboursez-nous ! Nucci, le contribuable attend ! »
Le ton de la rencontre est donné ! Sur la technique, certains se sont montrés plus habiles que d’autres. Alors que Jérôme Safar défend le bilan de la sécurité et présente ses projets : « Il faudra passer à 1 caméra pour 1000 habitants, augmenter les effectifs de police municipale. » Mireille d’Ornano, tête de file de la liste « Grenoble Bleu Marine », brandit à tout va des chiffres tirés de différents journaux : « ¼ des vols en France sont commis par des étrangers […] Je ne suis pas là pour vous faire plaisir, mais pour dresser un état des lieux ».
Sur la culture, le débat s’est poursuivi plus ou moins dans les règles. Chacun a pu présenter sa vision. Piolle arguant la nécessité pour les associations de garder leur indépendance malgré les subventions de la mairie. D’ornano proposant des audits sur les attributions d’aides municipales.
C’est sur la réforme des rythmes scolaires et l’action sociale que le ton est de nouveau monté. « La réforme a été mise en place de façon précipitée ! » lance Piolle à l’égard de Safar qui répond aussitôt : « Sur l'éducation je suis très déçu, je m'attendais à être ébouriffé » !
Quant à l’action sociale, et après que les candidats les plus à droite de la scène politique eurent expliqué ou sous-entendu qu’elles ne bénéficiaient qu’aux catégories les plus pauvres ou les plus assistées, Philippe de Longevialle, dont le calme tout au long du débat est à souligner : «  Je suis déçu de voir que pour beaucoup l’aide sociale n’est que l’aide aux personnes en difficulté. N’oublions pas les crèches ou les établissements pour personnes âgées, qui concernent tout le monde ! »
Quelques minutes après, retentissait le coup de sifflet final, d’une rencontre sportive ! Le prochain tour aura lieu dans les isoloirs, avant le débat d’entre deux tours, encore une fois organisé par Place Grenet et Le Club de la Presse.

Caroline Thermoz-Liaudy



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