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Cytoo gagne en muscles

Isère le 19 août 2015 - Laurent Marchandiau - Tech et Médias - article lu 130 fois

Cytoo gagne en muscles
Cytoo - Actuellement, Cytoo est la seule société capable de proposer du criblage cellulaire à haut contenu (HCS) sur le muscle.

Spécialisée dans le développement des tests cellulaires physiologiques, la startup grenobloise Cytoo vient de mettre au point une nouvelle plateforme de criblage. Baptisée MyosScreen™, celle-ci permet d'identifier les molécules actives afin d'élaborer des traitements futurs des maladies musculo-squelettiques et neuromusculaires.

C’est une petite révolution que vient de réaliser la société de biotechnologie grenobloise Cytoo. Au sein du bâtiment des hautes technologies (BHT) de Minatec, la PME a réussi à recréer in vitro des micros-tissus musculaires. Cette avancée lui permet ainsi de développer une plate-forme de tests destinée aux laboratoires pharmaceutiques afin qu’ils puissent tester leurs molécules avant la conception d’un médicament pour les maladies musculo-squelettiques et neuromusculaires. « Nous sommes les seuls sur le marché à proposer le criblage cellulaire à haut contenu (HCS) sur le muscle », confie Pauline Poydenot, responsable de la R&D chez Cytoo.

Baptisée MyosScreen™, la plateforme de criblage conçu par Cytoo, se présente sous la forme de plaques de verre sur lesquelles sont gravées différentes figures, les  «micropatterns. » Concrètement, les cellules extraites d’un corps humain sont cultivées et positionnées dans les micropatterns, ces dernières favorisant leur développement selon leurs types, dans le cas précis, une forme oblongue offrant la possibilité aux micro-muscles de s’étirer. Les différentes molécules développées par les laboratoires n’ont plus qu’à être ajoutées. La réaction est ensuite testée. L’avantage de ce procédé réside dans l’accélération de la phase de test parfois fort longue avant la mise à disposition du médicament sur le marché tout en réduisant, de facto, les coûts de développement.

« Le muscle est considéré comme le dernier organe humain à ne pas avoir été modélisé in vitro. Aujourd’hui, il n’existe par exemple aucun médicament ou candidat médicament qui ait été identifié sur un modèle de muscle humain. Le corps humain compte plus de 600 muscles qui permettent au corps de s’animer, de se mouvoir, se déplacer. Ce sont des tissus primordiaux qui peuvent être touchés par de nombreuses pathologies », indique la société dans un communiqué.

MyoScreen permettra ainsi d’élaborer de nouveaux médicaments pour soigner la perte de masse musculaire liée à l’âge ou à la prise de médicaments ainsi que les maladies neuromusculaires telles que la myopathie, la sclérose latérale amyotrophique, etc. « MyoScreen™ est avant tout utilisée en criblage de molécules actives pour le compte de tiers chez Cytoo mais est aussi transférée chez nos clients. Nous avons, par ailleurs, commencé à exploiter cet outil unique pour notre propre compte en lançant deux programmes internes de découverte de médicaments : d’une part, pour soigner la dystrophie de Duchenne, et d’autre part, afin de traiter la perte de masse musculaire », conclut Luc Selig, directeur général de Cytoo.

Laurent Marchandiau

 



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