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Cyclisme : Paris/Nice revient en force

Loire le 19 décembre 2014 - Xavier ALIX - Collectivités locales - article lu 303 fois

Cyclisme : Paris/Nice revient en force
Aso - Arrivée du Paris/Nice à Saint-Etienne en 2009, dernière venue de la course dans la ville

Exceptionnel, assure son organisateur Aso, qu'une partie du Paris/Nice soit présentée localement et si en avance. En mars 2015, la course cycliste revient dans la Loire, à Saint-Etienne notamment où elle n'a plus roulé depuis 2009.

Elle s’est longtemps appelée Paris/Saint-Etienne/Nice. De 1953 à 1995, aucune des éditions de cette course majeure du cyclisme français (elle fait partie du calendrier mondial UCI) n’a évité Saint-Etienne, ville étape à 58 reprises sur 72 éditions. Mais qui depuis 1995, n’a eu droit « qu’à » sept passages. Depuis longtemps, la course organisée par Aso (Amaury sport organisation) a perdu « Saint-Etienne » dans sa dénomination.
Passée pour la dernière fois dans la capitale ligérienne en 2009, (mais déjà repassé par la Loire depuis comme en 2013), la course y sera de retour le 13 mars 2015 pour un départ d’étape. La veille, les coureurs effectueront - une première - leur arrivée d’étape à la Croix de Chaubouret au Bessat, donnant ainsi lieu à une collaboration entre communauté de communes de Monts du Pilat et agglomération Saint-Etienne Métropole.
Président de cette dernière, maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau raconte que « suite à un échange avec Christian Prudhomme, directeur cyclisme d’Aso, lors du passage Tour de France cet été à Saint-Etienne, j'ai fait part de notre souhait de participer au 73e Paris/Nice. Les Stéphanois ont montré leur attachement pour ces épreuves cyclistes ». En outre, « j’ai suggéré une arrivée d’étape inédite à la Croix de Chaubouret au Bessat ». La montée Saint-Chamond-Le Bessat serait en effet reconnue comme une difficulté de premier plan par les pros. « Nous cherchions une arrivée emblématique, nous l’avons », confirme Christian Prudhomme. 

Etape clef

Le Paris/Nice passera donc dans la Loire le 12 mars pour arriver au Bessat à l’issue d’une étape de 200 km jugée « clef » par Aso : « ce sont là qu’on verra les favoris, il faudra être fort, on espère des bagarres ». Le lendemain, l’étape suivante sera lancée à Saint-Etienne après un parcours dans ses rues, pour "du beurre", de 5 km. La course prendra ensuite la direction du col de la République pour filer en Ardèche. Au total 180 km de courses dans la Loire et 32 communes traversées. « Il y a le sportif, il y a l’historique, Saint-Etienne et toute son Histoire avec la production de bicyclettes », note Ch. Prud’Homme. Mais alors pourquoi la capitale du cycle n’est plus un passage systématique du Paris/Nice depuis 1995 ? « J’aurais du mal à répondre, avoue Ch. Prud’Homme, je n’étais pas à Aso à cette période. On peut cependant souligner que pour être ville étape, il faut recevoir une candidature… »
Comme pour le Tour de France, être des étapes de cette course n’a rien de gratuit. Mais dans des proportions naturellement moindres : si 160 000 € ont été investis par Saint-Etienne Métropole  (il faut y ajouter autour de 200 000 € de « prestations » publiques de services : logistique, sécurité...) pour être ville d’arrivée et de départ de la Grande boucle l’été dernier, cette fois-ci ce sont 53 000 € que l’agglomération va dépenser plus l’équivalent de 30 000 € en prestations. La participation des Monts du Pilat s’élèvera à 10 000 €. Reste enfin la contribution du conseil général dont le montant n’a pas été précisé. Il devrait s'agir à la fois d'une subvention (10 000 € avaient été accordés en 2014 pour le passage du Paris/Nice à Rive-de-Gier) mais aussi d'un suivi d'entretien particulier des routes empruntées par les coureurs comme ce fut le cas l'été dernier pour le Tour de France.
Des investissements jugés parfaitement justifiés au regard des retombées d'image et économiques que gênèrent ces courses (lire ci-dessous). A la mi décembre, le Paris/Nice avait déjà donné lieu à 550 lits réservés dans 14 hôtels de l’agglomération.

Xavier Alix

Tour de France : l'impact économique détaillé

L'Essor Affiches vous en parlait déjà dès le 12 décembre et vous donnait le chiffre clef : le passage du Tour de France 2014 aurait rapporté à l'économie de l'agglomération 820 000 € (retombées directes, indirectes et induites), soit pour un euro publique investi, 2,2 € générés pour le privé. Saint-Etienne Métropole vient de rendre public son étude détaillé d'impact économique de l'événement, une première sur le territoire qui reste une évaluation à partir tout de même d'un échantillon de 1 703 spectateurs interrogés (sur 19 000 présents les 17 et 18 juillet) : 4 % étaient étrangers (avant tout Britanniques, Belges, Néerlandais et Allemands) ; 28 % des Français qui n'étaient pas de l'agglomération. Parmi ces deux catégories, 41 % de véritables "touristes". En outre, deux semaines après l'événement, 48 hébergeurs de l'agglomération ont répondu à un questionnaire, 86 % des touristes ayant séjourné sur l'agglomération, et 40 % d'entre eux dans des hôtels qui ont vu leur fréquentation grimper de 37 % par rapport à une même période sans événement. Dans leur ensemble, les visiteurs ont dépensé en moyenne 30 € par personne et par jour. Restauration, stationnement/carburant et hébergement sont les postes les plus bénéficiaires. 
A noter enfin, un véritable gain d'image parmi les "primo visitants" : - 30 points (sur 100) d'absence d'image, - 23 d'image négative, + 50 d'image positive. 95 % des visiteurs sont satisfaits de leur accueil, 66 % des primo visitants envisagent de revenir.



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