Fermer la publicité

Stronglight pose un pied à terre

Loire le 13 février 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 1025 fois

Stronglight pose un pied à terre

Le fabricant stéphanois de plateaux, pédaliers jeux de direction haut de gamme est rattrapé par des arriérés de loyer à l'Epora.

Dix-huit mois après son déménagement à l’intérieur de nouveaux locaux, dans le quartier de Méons, à Saint-Etienne, Stronglight vient d’être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Saint-Etienne.

« Notre situation est bonne sur le plan de l’exploitation, nous avons créé près d’une quinzaine d’emplois sur un an et augmenté le chiffre d’affaires de 15 %, à 3,6 M€, mais on est poursuivi par notre passé, avec les locations dues sur nos anciens locaux que nous réclame Epora (Etablissement public foncier de l’ouest Rhône-Alpes, Ndlr), qui nous a par ailleurs fait condamner pour occupation sans titre. Le montant s’élève aux environs de 300 000 € », explique le PDG, Joël Glotin. Indiquant que son entreprise, également été touchée par une autre condamnation pour défaut de fabrication, ne dégage pas suffisamment de marge pour faire face à ces dettes.

Stronglight n’est donc pas en capacité d’acquérir mi-2015, comme prévu, la partie du bâtiment qu’elle occupe rue de Méons, dont l’Epora assure le portage immobilier. Pour réduire le coût du déménagement, elle avait renoncé à transférer certaines lignes de fabrication, telles que les fonds de jantes et la forge. « D’autres machines ont été cédées à des sous-traitants à qui nous achetons désormais les pièces. A contrario, on a rajouté une activité qui se développe bien : la fabrication de garde-boues », déclare le dirigeant.

Stronglight a reçu des aides financières de la Région et du Département, « en lien avec les créations d’emplois », précise Joël Glotin, qui attendait « plus de soutien de l’agglomération stéphanoise. Dont je ne désespère pas de rencontrer l’élu en charge des affaires économiques, qui est aussi le président de l’Epora, comme je lui en en fait la demande depuis plusieurs années », ajoute le chef d’entreprise. Il souligne être « flatté » que l’ex-capitale du cycle a choisi son entreprise pour lancer sa campagne de communication « Saint-Etienne peut changer le monde ». Ajoutant : « les services de la Ville ont été intéressés par la récupération d’archives de l’entreprise lors du déménagement (…) j’aurais aimé qu’ils montrent le même empressement pour notre présent et notre futur ».

Denis Meynard



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide