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Contrat de modernisation des hôpitaux : pour l'ARS, rien n'est fait

Loire le 02 juillet 2015 - Emilie Massard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 226 fois

Contrat de modernisation des hôpitaux : pour l'ARS, rien n'est fait
Emilie Massard - Le représentant de l'ARS a fait face aux syndicats et à un public pas vraiment acquis à sa cause

La CGT Loire, en partenariat avec le syndicat FO santé, organisait mardi 30 juin un débat public autour de l'organisation de la santé, et notamment des hôpitaux, en présence d'un représentant de l'ARS Rhône-Alpes.

L’amphithéâtre KR1 de l’université Jean-Monnet, sur le campus Tréfilerie, était plein au moment de commencer le débat. Il faut dire que le sujet de la santé, et notamment de la réorganisation des hôpitaux intéresse du monde, et en premier lieu les personnels qui y travaillent. Dans le cadre de la loi Hôpital Patient Santé Territoire, l’Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes travaille actuellement sur un contrat de modernisation de l’offre de soin en Loire sud. Un contrat qui cristallise toutes les attentions, à l’heure où les conditions de travail dans les hôpitaux publics semblent empirer chaque jour et où les fermetures de services se multiplient dans les hôpitaux de proximité.

« On éloigne encore un peu les patients de l’offre de soin »

Chacun des intervenants y est allé de son exemple, du regroupement des maternités de Feurs et Montbrison qui n’a pas eu l’effet escompté à la fermeture de lits à l’hôpital de Roanne en passant par la fermeture de la chimiothérapie au Puy-en-Velay. « Lorsque l’on ferme un service, c’est l’équilibre de l’hôpital tout entier qui est menacé, et on éloigne encore un peu les patients de l’offre de soin », constatait Béatrice Barbier, aide-soignante et secrétaire générale de l’union syndicale départementale CGT Santé. Aussi, lorsque l’ARS annonce des fermetures de services et regroupements lorsqu’elle présente son contrat de modernisation, la pilule ne passe pas. Les intervenants sont revenus sur les nombreuses mobilisations qui ont permis de reporter la finalisation de son contrat. Gilles de Lacaussade, directeur général adjoint de l’ARS Rhône-Alpes, remplaçant à la dernière minute sa directrice Véronique Wallon, a eu fort à faire lors du débat pour répondre aux questions et interpellations des intervenants et du public, pas vraiment acquis à sa cause.

« On travaille en toute transparence »

Pour le représentant de l’ARS, rien n’est figé. « On travaille en toute transparence, on a lancé une démarche de concertation dès le mois de septembre avec les acteurs du territoire, élus et professionnels des secteurs libéral, hospitalier et médico-social, pour essayer de trouver une réponse globale aux besoins de la population ligérienne dans les années à venir. Les représentants des médecins nous ont d’ailleurs fait part de leur volonté de faire des propositions, c’est ce qu’ils nous présenteront lors du prochain comité de pilotage du 7 juillet, nous les entendrons. » La transparence et la concertation évoquées n’ont pas semblé avoir été partagées par tous, et notamment par les élus qui ont du batailler pour être associés à la démarche, et pour repousser les échéances. Les participants n’ont pas manqué de répéter leurs inquiétudes quant à l’avenir des hôpitaux publics à Gilles de Lacaussade qui leur a donné rendez-vous le 7 juillet au comité de pilotage, pour entendre les propositions des médecins notamment et travailler dessus.

Emilie Massard



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