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Conseil municipal : les suites de la campagne

Loire le 06 novembre 2014 - La Rédaction - Collectivités locales - article lu 823 fois

Conseil municipal : les suites de la campagne
(D.R.)

Maurice Vincent et Gaël Perdriau s'étaient opposés tout au long de la campagne des élections municipales à propos de la politique funéraire.

Deux jours après la Toussaint, le sujet est à nouveau venu hanter le conseil municipal. En cause la dissolution annoncée de la société publique locale (SPL) funéraire dans laquelle 8 communes s’étaient associées à Saint-Etienne pour créer un service public funéraire. « Nous considérons que l’intérêt des Stéphanois n’est pas défendu, estime Florent Pigeon, président du groupe d’opposition Saint-Etienne, l’avenir ensemble. Une étude de l’association de défense des consommateurs Que choisir ? fait le constat d’une augmentation nationale du coût des obsèques de 8,18 %. » Le montant moyen total, hors caveau et concession, étant de 3 350 €.
Pour le maire Gaël Perdriau « nous sommes à Saint-Etienne très en-deçà de ces chiffres qui se situent dans une moyenne de 2 770 à 3 100 €. A Grenoble, la moyenne est de 3 200 €, à Lyon de 3 200 € et à La Rochelle de 3 600 €. » Des exemples qui n’ont pas été choisis par hasard : ces villes offrent toutes les trois un service funéraire public. « Ça ne garantit donc en rien des tarifs plus bas, triomphe le maire. Avant de vouloir faire le travail des autres, vous auriez dû vous atteler à faire le vôtre. » Un point de vue que ne partage bien sûr pas le groupe socialiste, radical et communiste. « Compte tenu de l’importance du sujet, je demande un référendum sur ce sujet », contre-attaque Florent Pigeon. « Les Stéphanois ont fait un choix assez clair le 30 mars », réplique le maire ajoutant que « 90 maires viennent valider ce choix ». Le projet de nouveau crématorium a en effet été proposé aux 45 communes de Saint-Etienne Métropole et aux 45 communes de Loire Forez. Le président de la communauté de communes des Marches du Velay (Haute-Loire) se montrerait également favorable à l’idée de participer au financement du crématorium. En contrepartie les habitants de ces communes pourront utiliser l’équipement aux mêmes conditions tarifaires que les Stéphanois.

La boxe aussi sur le ring

Le dossier n° 14 de l’ordre du jour pouvait paraître anodin, mais il n’a pas échappé à la sagacité de l’opposition. Il s’agit de la mise à disposition à temps plein d’un agent municipal auprès de l’association Académie de boxe dans le quartier de Montreynaud. « Ce poste consiste à encadrer des jeunes dans un sport qui peut s’avérer dangereux. Pour cette raison, il est indispensable d’avoir un brevet d’Etat. A-t-il un diplôme validé ? », demande Marie-Hélène Thomas du groupe Saint-Etienne, l’avenir ensemble. Derrière cette question se cache le soupçon d’un « service rendu » à Rachid El Hadak qui s’était investi dans la campagne de Gaël Perdriau. « Rachid El Hadak fait partie des nombreux talents que compte Saint-Etienne et ce n’est pas le seul. » Et de citer le comédien Jean Dell, le peintre Bato, les graphistes Ella & Pitr, l’artiste Assan Smati, le chanteur Nazim ou encore l’athlète Driss Maazouzi « sous-employé » et qui a depuis quitté Saint-Etienne.


Joseph Ferrara éphémère conseiller municipal d’opposition

Le contentieux électoral relatif aux municipales de mars dernier, à Saint-Etienne, a permis au Tribunal administratif de constater la démission, fin avril, de Nicole Peycelon, de ses fonctions de huitième adjointe au maire, Gaël Perdriau. Mettant ainsi fin à la contestation soulevée, du fait de son inéligibilité en tant que cadre de direction du conseil général.
La même juridiction a aussi du se pencher sur l’élection de Joseph Ferrara, qui figurait en 13e position sur la liste du maire sortant, Maurice Vincent. Elle était saisie par la préfète de la Loire d’une « demande de rectification des résultats des élections municipales proclamés le 30 mars 2014 par la commune de Saint-Etienne ». Le procès-verbal était entaché d’une erreur grossière, attribuant 60 sièges de conseillers municipaux, alors qu’ils ne sont que 59. En conséquence de quoi, la liste de Maurice Vincent s’est vue retirer le bénéfice d’un 13e conseiller municipal, dont l’existence a été contesté au bout de quelques heures.

D.M.


Sainté Mag

Le marché d’impression du magazine municipal Sainté Mag arrivant à échéance le 31 décembre, un appel d’offres va être lancé. Les onze numéros annuels sont diffusés à 108 000 exemplaires pour un montant estimé de prestations de 235 000 € par an.


Absentéisme

Pendant la campagne Gaël Perdriau avait cité à plusieurs reprises le taux d’absentéisme de 14 %, évoquant un climat lourd dans les services. L’ancien maire n’a pas manqué de souligner que le bilan social 2013 n’indiquait qu’un taux d’absentéisme global de 6,66 %. Le plus fort taux constaté est celui  13,9 % pour le service Santé publique.


Swaps

Maurice Vincent a demandé la raison pour laquelle un emprunt swap contracté auprès du Crédit Agricole et sécurisé en 2009 avait été annulé. Un emprunt swap consiste dans un échange de taux entre les parties contractantes et la négociation avec l’établissement bancaire favorable à la Ville. Réponse du maire Perdriau : « les services nous ont indiqué un swap beaucoup plus favorable ».



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