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Conseil municipal de Saint-Etienne : l'heure des comptes

Loire le 22 septembre 2014 - Mathieu Ozanam - Collectivités locales - article lu 897 fois

Conseil municipal de Saint-Etienne : l'heure des comptes
La Fête du livre bénéficie d'une rallonge budgétaire de 205 000 EUR (© Ville de Saint-Etienne)

Avec le mois de septembre vient l'heure d'apporter des ajustements au budget.

La nouvelle majorité de droite a apporté d’importants correctifs à celui voté par l’ancienne majorité socialiste.
L’adjointe aux finances, Nora Berroukeche, fait état d’une augmentation des dépenses réelles de fonctionnement de 1,46 M€, dont 1,019 M€ pour l’Opéra-Théâtre. « Ces chiffres sont malheureusement en corrélation avec l’audit technique », déplore l’adjoint à la culture Marc Chassaubéné. Il fait état au cours des deux dernières saisons d’une « explosion » des dépenses de fonctionnement de l’institution culturelle. « Cela fait 3 ans que l’Opéra-Théâtre fonctionnait sans budget prévisionnel. » Une rallonge de 489 000 € a été votée pour des spectacles programmés au second semestre 2014. Il faut y ajouter 530 000 € de cotisations sociales de 2013 qui n’avaient pas été payées. La Fête du livre aussi bénéficie d’une rallonge budgétaire de 205 000 € (lire notre édition précédente). Une somme qui a été réunie pour partie en réinjectant 50 000 € auparavant attribués au Planétarium. La structure n’a pas atteint l’objectif en termes de visiteurs fixé par la municipalité. La délégation de la culture réaffecte également 10 000 € sur ses fonds.

Le coût de la rentrée

La question du passage des écoles publiques de Saint-Etienne aux nouveaux rythmes scolaires a fait l’objet de débats entre l’ancienne et la nouvelle équipe municipale. Cette dernière a assuré à plusieurs reprises que la rentrée n’avait pas été préparée. L’adjoint à l’éducation Samy Kefi-Jérôme en veut pour preuve l’insuffisance du montant de la somme budgétée. « Vous avez gonflé les aides de l’Etat de 56 %. » Le surcoût est évalué à 93 000 €. Un montant qui se partage entre les dépenses d’accueil périscolaire (61 000 €) et celles de l’accompagnement éducatif municipal (32 000 €).
Dans un tout autre domaine, le commerce, l’adjoint Lionel Saugues indiquait aux journalistes lors de la conférence de presse d’avant conseil municipal que la Ville allait devoir verser 108 000 € à l’association de commerçants Sainté centre-ville pour 2013 et 2014. « Les subventions de 54 000 € de l’année 2013 n’avaient pas été attribuées. C’est pour nous extrêmement révélateur de l’attitude de l’ancienne municipalité vis-à-vis des commerçants. » Interrogée, l’association confirme le montant tout en relativisant. « Nous avons une convention multipartite avec la Ville, l’établissement public d’aménagement de Saint-Etienne (Epase) et les chambres consulaires, pour un budget d’environ 200 000 €. Ce sont des retards de paiement, rien de plus. Quand on voit que le versement va traîner on s’organiser différemment mais ça ne nous a pas mis en difficulté. »

Un impôt sur l’ASSE

Le candidat Gaël Perdriau s’était engagé pendant la campagne à « ne pas augmenter les taux d’imposition, tant pour les particuliers que pour les entreprises ». Le maire tient parole sur le premier volet de sa promesse : la taxe communale sur la consommation finale d’électricité restera stable à 8,44 % en 2015 (elle était de 8 % en 2011).
En revanche le conseil municipal a voté pour l’instauration d’un impôt sur les spectacles « pour l’ensemble des compétitions sportives », mais en réalité seule l’ASSE sera concernée. L’objectif est de trouver des financements en vue de l’organisation de l’Euro 2016. La Ville avait renoncé à cette impôt en 2000, c’est donc une nouvelle municipalité de droite qui la réinstaure au taux de 12 %. « J’ai rencontré les dirigeants de l’ASSE, ils sont d’accord, a assuré Gaël Perdriau. Aucun centime ne sera supporté par les supporters. » Contactés, les responsables confirment. Le montant qui figure dans la délibération mentionne une recette de 450 000 €, mais lors de la conférence de presse préparatoire au conseil l’adjointe aux finances se refusait à avancer une évaluation. La recette pourrait peut-être être supérieure.

Mathieu Ozanam



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