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Conseil municipal : Grenoble encore sous pression

Isère le 24 décembre 2016 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Région grenobloise

Conseil municipal : Grenoble encore sous pression
Caroline Thermoz-Liaudy - Hakim Sari, adjoint aux finances, a présenté le budget primitif 2017

Manifestations, débats houleux et sous tensions… Le vote du budget prévisionnel pour 2017 a tenu toutes ses promesses. Avec des rebondissements auxquels on ne s'attendait pas le 19 décembre dernier : une plainte de la Ville contre les dégradations de l'hôtel-de-Ville, et l'abstention de deux conseillers de la majorité sur le vote du budget.

Cette fois, ça s’est terminé par une plainte de la Ville. Le conseil municipal n’était pas commencé depuis 2 h 30 qu’un communiquait annonçait : « A l’occasion du conseil municipal de ce soir une centaine de manifestants issus de différents mouvements s’est rassemblée devant l’Hôtel de Ville. La Ville dénonce avec fermeté la violence et les dégradations commises par certains manifestants. Ces importantes détériorations vont engendrer des coûts élevés. Une plainte va donc être déposée. » Des mouvements une nouvelle fois soulignés par les groupes d’opposition rappelant la présence désormais habituelle du cordon de CRS.


Point majeur de cette dernière assemblée de l’année, l’adjoint aux finances, Hakim Sabri présentait le budget prévisionnel 2017. Il a rappelé des éléments contextuels : poursuite des transferts de fonds avec la métropole dans le cadre de la Loi NOTRe (non pris en compte en l’absence d’un rapport définitif de la Commission locale d’évaluation des charges transférées), transfert de la MDH du CCAS à la Ville, et au niveau national : la poursuite de la baisse de la DGF (-3,7 M€ cette année), et hausse de la masse salariale (+3,4 M€).


Concernant le fonctionnement, le budget total s’élève à 253,6 M€ dont 240,3 M€ inscrits au budget principal et 13,6 M€ inscrits aux budgets annexes. La charge la plus importante reste celle des frais de personnels (137,4 M€) en hausse de 1,2 M€. En ce qui concerne l’investissement, le budget 2017 inscrit 78,5 M€ dont (72,3 M€ au budget principal et 6,2 M€ pour les budgets annexes). Sur ces 72,3 M€, seuls 43 M€ seront réellement consacrés aux projets, le reste étant consacré au remboursement de la dette. Idem pour les budgets annexes qui ne consacrent finalement que 2,9 M€ à la dépense d’équipements, contre 3,3 M€ à la dette.


La majorité a plaidé le fait que « Malgré les baisses de dotations, la part communale des impôts locaux ne sera pas augmentée en 2017 et que la Ville continuera d’investir  sans être mise sous tutelle. » Les oppositions n’ont évidemment pas voté le budget, et plus rares, deux élus de la majorité se sont abstenus. Bernadette Richard-Finot expliquait ne pouvoir « acquiescer à cette proposition de budget». Juste avant, c’est Guy Tuscher qui expliquait « C’est un vote de fidélité envers les engagements pris envers les Grenoblois en mars 2014. Je suis partie prenante de la majorité […] mais mon vote est un vote de regret. Regret que notre majorité n’ait organisé qu’un embryon de débat public sur le budget […] Il faut être à l’écoute des mouvements sociaux » expliquait-il, en particulier à l’intention des bibliothécaires en lutte.

Autre sujet qui a largement mobilisé le débat : la rénovation urbaine dans le quartier de a Villeneuve. Le protocole de préfiguration avec l’ANRU a finalement été voté par la majorité (évidemment) et par le groupe socialiste « Avec des réserves. Car il faut avant tout agir pour la Villeneuve et sortir des stéréotypes » expliquait Jérôme Safar.

Les élus FN ont voté contre, alors que le groupe LR s’est abstenu. « Il nous est difficile d’émettre un vote positif, car ce projet tel qu’il est enclenché, ne va pas inverser les choses », justifiait Matthieu Chamussy.



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