Fermer la publicité

Conjoncture - Un économiste optimiste, ça existe : la preuve !

Loire le 04 décembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 344 fois

Conjoncture - Un économiste optimiste, ça existe : la preuve !
Philippe Waechter, l'économiste converti à la confiance (D.R.)

« Au plan macroéconomique, nous sommes dans un environnement compliqué, avec des chefs d’entreprises pessimistes, une menace de déflation… Ceci étant les choses sont en train de changer », avance d’emblée Philippe Waechter.

Il indique un faisceaux d’indices : une réactivité très forte de la banque centrale européenne qui avec Mario Draghi s’est donné des objectifs économiques, la baisse de l’euro qui en est la conséquence, enfin la baisse du pétrole. L’ensemble de ces paramètres conjugués est à même de « créer une impulsion, entraîner une dynamique de croissance plus solide », admet le directeur de la recherche économique de Natixis, qui appelle de ses vœux pour consolider cette dynamique « une politique budgétaire davantage coordonnée ».
Sur la question des réformes, il estime en revanche que « ce n’est pas le moment de faire des réformes structurelles, c’est prendre un risque dans un contexte de croissance lente et la menace de déflation : réduire les déficits publics n’est pas la solution aujourd’hui ». Sur la réforme des régions, Philippe Waechter voit dans la réforme régionale un enjeu favorable s’il y a « décentralisation de l’initiative et redistribution des allocations de ressources à des régions recentrées autour des métropoles, beaucoup plus réactives en matière de développement et de croissance ».
Des régions affranchies de la tutelle de Paris pour négocier avec Bruxelles ou contractualiser avec d’autres région d’Europe, là réside l’efficacité de la réforme régionale, se convainc à son tour dans un sens identique Jean-Louis Gagnaire, vice-président de la Région Rhône-Alpes, dans un débat qui a suivi. Une conviction que reprenait Jean-Pierre Levayer, directeur général de la Banque populaire Loire et Lyonnais plaidant à son tour en faveur d’une décentralisation telle que mise en œuvre dans son groupe, convaincu que la décentralisation de la décision dans la proximité a plus de sens que la taille des groupements : « la performance n’est pas liée à la taille ».

D.B.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide