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Conjoncture - Loire : l'emploi recule mais restons optimistes

Loire le 10 décembre 2014 - Xavier Alix - Actualités - article lu 556 fois

Conjoncture - Loire : l'emploi recule mais restons optimistes
Le nombre d'établissements total (19 420) recul d'1,1 % mais certains secteurs progressent (D.R.)

L'Agence de développement économique de la Loire (Adel 42) et ses partenaires ont présentés en décembre sa dernière étude sur les évolutions économiques de la Loire. Avec des motifs de rester optimiste d'après elle.

« Chimie » dans l’industrie. « Conseil » et « activités créatives, loisirs et associatives » dans le tertiaire. Voilà ce qui a créé de l’emploi dans la Loire en 2013 par rapport à 2012. Chacune des 16 autres activités tertiaires ou secondaires identifiées voit ses emplois reculer. Métallurgie-mécanique, construction (plus de 16 000 chacun), commerces (30 000), santé et action sociale (21 800) restent les plus gros employeurs.
Mais le volume salarié privé recule globalement de 0,7 % en un an pour tomber à 188 767, sous le niveau de 2009 (189 800) sachant qu’il venait alors de subir une chute vertigineuse (plus de 202 100 en 2007 mais… 186 600 en 1997). A l’exception de Saint-Just-Saint-Rambert et Saint-Héand, les quelques cantons qui voient l’emploi progresser en ont peu : Néronde, Saint-Georges-en-Couzan, Saint-Bonnet-le-Château, Saint-Jean-Soleymieux, Saint-Genest-Malifaux. Dans le rouge : Saint-Etienne, Charlieu, Roanne, et Perreux avec de moins 1,5 à 3,4 %. Question chômage, le plus inquiétant reste les cas de longue durée particulièrement marqués dans le département. Le nombre de demandeurs d’emplois (catégorie A) s’élevait à 36 342 fin 2013 contre 21 000 en 2007. Mais on se souvient aussi qu’ils étaient 42 000 en 1996. En pourcentage, fin 2014, il est dans la moyenne nationale… De même si la création d’entreprises recule très légèrement avec 5 184 cas (dont 2 415 auto entrepreneurs) en 2013, après un pic à 5 859 en 2010, certes en raison de la création du statut auto entrepreneur, rappelons qu’en 2001 seulement 1 995 sociétés s’étaient créées… Georges Ziegler, président de l’Adel 42 souhaitait donc placer « cette soirée sous le signe de l’optimisme. Ces chiffres ne sont pas mirobolants mais la Loire réussit à endiguer la dégradation. Nous avons aussi des atouts : notre enseignement supérieur, de nombreuses entreprises, le plus grand nombre de clusters dans un  département…»

Une balance commerciale positive

Niveau recrutement, les projets sont en hausse de 1 % pour 2014 : si professionnels de l’animation socioculturelle (effet rythmes scolaires ?), saisonniers agricoles et agents d’entretien sont les plus recherchés en nombre, il faut compter aussi sur la dynamique des technologies médicales, de la santé, l’usinage maintenance industrielle.
Rayon bonne nouvelle on retient que la balance commerciale du département est largement positive. De 400 M€. Ce qui n’est le cas ni à échelle Rhône-Alpes ni à échelle hexagonale. Exportations et importations ont certes reculé en 2013 mais la différence reste toujours dans des proportions en faveur de l’export ligérien. Mieux : celles-ci progressent. Une exportation à 70 % vers l’Europe, Italie, Allemagne et loin derrière, la Belgique composant le trio privilégié des clients de la Loire, preneurs en priorité des « produits chimiques de base » (essentiellement grâce à SNF ?), des « équipements automobiles », des « machines et équipements d’usage général ». A l’inverse, nos importations proviennent dans l’ordre d’Allemagne, d’Italie largement devant la Chine. Nous achetons nous aussi, des  « produits chimiques de base », sans surprise des articles d’habillement, de la coutellerie, outillage, quincaillerie.   

Xavier Alix


Les partenaires de l'étude étaient, outre l'Adel 42 : CCI sud et nord Loire, CMA, Elo, Epures avec le soutien technique de Pôle Emploi et de l’Urssaf   

 

Impliquer les salariés leur réussit

Claude Risac, directeur des relations extérieures de Casino, Joël Lemoine, de la Tôlerie forézienne (pièces métalliques 100 salariés), Philippe Basson à la tête de Novaressort (fabrication de ressorts, 35 employés), Jérôme Prêcheur responsable qualité et RH de Finortho (polissage de pièces médicales, 20 salariés) et Jacques Blanchet de la Métallerie du Forez (construction, 130 salariés) : ces cinq dirigeants d’entreprises en croissance témoignaient au cours de la seconde partie de la soirée de présentation de l'étude de leurs orientations  stratégiques, de leur méthodes de management et de recrutement.

On retiendra le bel avenir que pronostique Claude Risac au e-commerce (y compris pour le petit commerce qui peut relayer le produit vendu) en rappelant que C-Discount de Casino fait de la France avec le Japon le seul pays au monde où Amazon n’est pas n°1 sur Internet. On retient aussi la belle orientation design (mobilier urbain notamment) de Tôlerie forézienne dans laquelle les salariés ont su communément s’investir. Parce qu’expliquée et motivée. L’implication, l’explication permanente aux collaborateurs, la reconnaissance de leurs compétences : voilà, au moins en partie, l’explication du succès mis en avant par ces quatre dirigeants de PME : « chez nous, les salariés ne voient pas une machine arriver avec crainte pour leur emploi mais avec impatience », soulignait Philippe Basson. Deux chefs d’entreprises - Philippe Basson et Jérôme Prêcheur – sont aussi revenus sur le succès du recrutement par simulation de compétence après des modules élaborés avec Pôle emploi et les contributions fortes des salariés.



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