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Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment - La Capeb-Isère sur tous les fronts

Isère le 19 juin 2014 - Eric Séveyrat - Actualités - article lu 932 fois

Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment - La Capeb-Isère sur tous les fronts
Les présidents Patrick Liébus et Thierry Touzard (D.R.)

Le contexte économique de l’artisanat du bâtiment se dégrade, l’emploi se dégrade.

La confédération demande des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics pour soutenir le secteur, principalement sur l’accès aux marchés publics, le problème du dumping social des travailleurs détachés d’autres pays européens, le taux de TVA, la RGE (« Reconnu Grenelle Environnement » ), le compte de pénibilité. Le président national de la CAPEB, Patrick Liébus, était présent vendredi dernier dans la capitale des Alpes, ainsi que Sabine Basili, vice-présidente nationale chargée de l’économie. Au côté des locaux de l’étape grenobloise, un dialogue s’est noué avec les élues présentes, Marie-Noëlle Battistel, députée (PS) de la 4ème circonscription de l'Isère et Michèle Bonneton, députée écologiste de la 9ème circonscription : « Les parlementaires nous ont écoutés, en cela nous les remercions, mais nous ne pouvons en dire davantage… » commenta le président Touzard. Lui-même devait mardi dernier (sauf grève de train) se rendre à Paris plaider la cause des artisans devant les politique et la presse. De son côté le président de la CAPEB nationale, également vice-président de l’UPA devait être reçu à l’Elysées lundi 16 juin avec le président de l’UPA Jean-Pierre Crouzet. La plateforme revendicative de la CAPEB est un outil primordial pour les artisans du bâtiment actuellement (WWW.capeb.fr).  Les artisans et petites entreprises du bâtiment réalisent 30 % de l’activité des marchés publics et cela représente 13 % de leur chiffre d’affaires. Cette part des marchés publics dans leur activité doit encore être améliorée, tel est l’objectif poursuivi avec cette plateforme.
L’enjeu est double : les textes ne doivent pas altérer la compétitivité des entreprises par un excès de formalisme administratif ou de complexités administratives, et ils ne doivent pas dissuader les TPE de répondre aux marchés publics.
La CAPEB traite le dossier des marchés publics depuis de nombreuses années et a toujours oeuvré pour faciliter l’accès des TPE aux marchés publics. Elle a décidé de réaliser une plateforme en s’appuyant sur ses travaux passés, la résolution spécifique adoptée en assemblée générale de 2012 et les travaux du groupe de travail marchés publics notamment composé de Présidents de CAPEB départementales répondant à des marchés publics.
Ces travaux ont été nourris de rencontres avec le ministère de l’Economie et des Finances et avec le Médiateur des marchés publics, des échanges avec les parlementaires et des réflexions menées dans le cadre de l’OEAP (observatoire économique de l’achat public). 11 thèmes sont recensés sur cette plateforme ; chacun fait l’objet d’une accroche décrivant l’objectif à atteindre, d’une présentation des problèmes identifiés et des solutions proposées par la CAPEB.
Dans l’Isère, les effectifs des artisans sont mis à mal, le nombre d’adhérents CAPEB reste toutefois de 1200 entreprises : « Le relance de la commande publique et de l’accès des artisans à ces marchés relancerait un cycle vertueux « activité-emplois » affirme Thierry Touzard, mais il faut aussi s’assurer la confiance des banques à l’égard des artisans, ce qui n’est pas le cas actuellement…Avec l'entrée en vigueur du compte prévisionnel de gestion de la pénibilité, deux principes récents avancés par le Gouvernement sont mis à mal : la simplification et le pacte de responsabilité et de solidarité… »
Côté marché de la rénovation énergétique, les entreprises n’enregistrent pas de nouveaux chantiers, mais au contraire chutent de 2%. Certes le marché du thermique est truffé de mauvais professionnels et  de malhonnêtes, mais les contraintes vont pleuvoir sur les artisans avec notamment le RGE. L’état a annoncé la mise en place, au 1er juillet 2014, du principe d’éco-conditionnalité pour les travaux de performance énergétique dans le bâtiment, travaux qui devront alors être réalisés par les entreprises titulaires d’une qualification « Reconnu Grenelle Environnement ». Sans ce précieux sésame, les entreprises ne pourront pas faire bénéficier à leurs clients des aides et subventions de l’État : Éco-Prêt à Taux Zéro, Crédit d’Impôt Développement Durable, etc. Au premier janvier c’est ce Crédit d’impôt qui devra entrer en vigueur pour qui procédera à des travaux avec un artisan « RGE ».

Eric Séveyrat



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