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Condamnation du président de Despinasse viande

Loire le 17 mars 2017 - Denis Meynard - Société - article lu 470 fois

Condamnation du président de Despinasse viande
Denis Meynard - Laurent Despinasse a déclaré au tribunal ne pas comprendre pourquoi il était poursuivi.

Le dirigeant du groupe stéphanois et son DRH ont été reconnus coupables de « détention arbitraire » d'un salarié.

Le président du groupe d’abattage et de transformation Despinasse viande (DV), basé à La Talaudière, et son DRH ont été condamnés la semaine dernière à une peine de prison avec sursis par la cour d’appel de Lyon qui les a reconnus coupables de « détention arbitraire » d’un de leurs salariés. Dans son jugement rendu le 9 mars la cour leur reproche d’avoir « usurpé la qualité d’officier de police judiciaire ». Laurent Despinasse, 36 ans, qui dirige le groupe ligérien d’abattage d’animaux et de commercialisation de viande, a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à 10 000 € d’amende. David Touron-Fernandez, 44 ans, directeur des ressources humaines de l’entreprise qui réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 180 M€, a pour sa part été condamné à un mois de prison avec sursis. En première instance, le 10 décembre 2015, le tribunal correctionnel de Saint-Etienne les avait condamnés à des peines identiques.


Le 24 janvier 2013, les deux hommes avaient mené une « enquête interne » après le constat du vol, depuis plusieurs mois, de pièces de viande dans l’entreprise. Pour cela, ils avaient notamment retenu et interrogé pendant près de trois heures, jusqu’à 23 h 30, dans un bureau éteint, un employé du service de nettoyage qu’ils suspectaient de participer au délit, après lui avoir pris son téléphone portable. « Au cours des audiences, en première instance et en appel, les deux hommes n’ont pas exprimé de regrets ou d’excuses envers leur ex-salarié qui depuis quatre ans est en arrêt maladie à la suite des pressions psychologiques exercées », a regretté l’avocate de ce dernier, Me Sophie Mathieu.


L’employé, mis hors de cause pour les vols, a rapporté à l’audience avoir paniqué et s’être uriné dessus lorsque ses patrons lui auraient déclaré : « c’est fini pour toi ». Parallèlement à cette affaire, le TGI de Saint-Etienne, puis la cour d’appel de Lyon ont condamné à huit mois de prison avec sursis un autre salarié du service de nettoyage pour des vols de marchandise évalués à 27 600 € sur une période de six mois.

Denis Meynard



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