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Concours de plaidoirie : Saint-Etienne encore une fois

Loire le 05 juin 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 1052 fois

Concours de plaidoirie : Saint-Etienne encore une fois
L'équipe stéphanoise lauréate du prix Georges Vedel 2014 (D.R.)

C’est une équipe exclusivement féminine qui fait remporter un nouveau succès dans un concours de plaidoirie à l’université Jean-Monnet le 14 mai dernier, dans les locaux du Conseil constitutionnel à Paris.

C’est d’ailleurs dans ces mêmes locaux, lors d’une visite il y a près d’un an, que l’idée de participer à ce concours a germé.
« Notre professeur, Mme Jacquelot, a évoqué son envie d’inscrire une équipe à ce concours », se souvient Betty Raymond, qui a assuré la plaidoirie au nom de l’équipe. A la rentrée suivante, ce sont donc trois étudiantes stéphanoises et deux lyonnaises, venues rejoindre la promotion du master 2 droit et administration, qui se sont lancées dans l’aventure. Organisé par Lextenso Editions, le tout jeune concours Georges Vedel, destiné à récompenser les deux meilleures plaidoiries sur une question prioritaire de constitutionnalité, lançait en 2014 sa 4e édition, parrainé par le Conseil constitutionnel dont le prestige a attiré les candidates stéphanoises. « On s’est lancées en octobre 2013, mais on n’imaginait pas le travail que ça allait nous demander, se rappelle Betty. On se disait que ça allait être une expérience intéressante à mettre sur notre CV. »
Mais les cinq jeunes filles se sont rapidement rendu compte que le concours allait leur demander beaucoup d’implication. Autour d’un cas pratique, en lien avec l’actualité, les 19 équipes inscrites ont eu à rédiger un mémoire en se plaçant du côté de l’attaque ou de la défense. L’équipe stéphanoise a du endosser le rôle de l’avocat d’une personne licenciée parce qu’elle avait porté un turban sur son lieu de travail. « Le travail en équipe a été très formateur, note Betty. Ça n’a pas été facile tous les jours, nous sommes cinq et avons cinq avis différents, il faut arriver à se coordonner, à prendre du recul. Forcément quand on travaille ensemble tous les jours, jusqu’à 6 heures par jour, il y a des moments difficiles, mais on en ressort grandies. » Au mois de mars, après avoir rendu leur mémoire, l’équipe stéphanoise a eu la joie d’être sélectionnée pour la finale, avec trois autres universités. Elles ont donc eu un mois et demi pour préparer une plaidoirie basée sur leur mémoire et celui de leur opposant, en l’occurrence l’université parisienne de la Sorbonne qui représentait les défendeurs.
« Nous avons rédigé la plaidoirie à cinq, raconte Betty et j’ai eu un peu plus de travail que les autres pour m’exercer à l’oral, avec les professeurs qui ont joué le rôle du jury.» Le 14 mai, dans les locaux du Conseil constitutionnel, elle a donc plaidé pendant 15 min devant un jury qui a ensuite proclamé l’équipe lauréate. « Ça a été une grande satisfaction pour nous qui ne pensions pas arriver jusque là », indique Betty. La réputation de l’université stéphanoise a en effet été tenue grâce à ce succès dès la première participation à ce concours. Une première que l’université espère bien renouveler, et qui semble avoir fait naître des vocations : « ce n’était pas forcément le cas auparavant, mais l’expérience du concours a fait qu’aujourd’hui je suis tentée par l’avocature, admet Betty. C’est encore un point d’interrogation pour l’instant, mais en tout cas je me suis sentie très à l’aise dans ce rôle. »

Emilie Massard


4e édition du concours Vedel

19 équipes étaient inscrites au concours, dont quatre retenues pour la phase finale : l’université Jean-Monnet, l’université Paris I (lauréate pour les défendeurs), l’université de la Réunion et l’université de Lille. L’équipe stéphanoise était composée de Betty Raymond, qui a eu la responsabilité de plaider au nom de l’équipe, Marine Defour, Gwladys Veyre, Safia Benabdesadok et Charlotte Vincent-Ritton. L’équipe était encadrée par Thibaut Larrouturou, doctorant à la faculté de droit de Saint-Etienne et lui-même lauréat par équipe du concours de plaidoirie René-Cassin en 2012.



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