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Commerces à Saint-Etienne : quelles rues perdent, quelles rues gagnent ?

Loire le 17 avril 2015 - Marine Graille - Commerces - article lu 3545 fois

Commerces à Saint-Etienne : quelles rues perdent, quelles rues gagnent ?
La rue Michelet (droite) compte 9% de locaux fermés alors que rue de la République (gauche) ce chiffre est de 35 %

6 mois après l'état des lieux que nous avions effectué dans certaines rues du centre-ville stéphanois, la situation a-t-elle depuis évolué ? Pas de révolution, mais une certaine évolution, car si certaines rues parviennent toujours à limiter la casse, d'autres continuent de connaître des difficultés à attirer de nouvelles enseignes. (Avril 2015)

Pour poursuivre notre observatoire des commerces du centre-ville de Saint-Etienne débuté en novembre dernier, nous avons continué à établir nous-mêmes un recensement, certes non-exhaustif, des commerces ouverts et vacants dans 5 des rues principales de l’hyper-centre.

L’axe qui continue à bien se porter reste celui de la rue Michelet. S’il y a quelques années, celle-ci semblait souffrir d’un certain manque d’attractivité commerciale, force est de constater qu’aujourd’hui la situation semble s'être progressivement améliorée. Actuellement, seuls 9 % des locaux de la rue sont fermés. Depuis novembre dernier, un important mouvement de boutiques a eu lieu puisque, si 4 enseignes ont cessé leurs activités, 4 nouvelles ont pris le relais assez rapidement. Parmi celles-ci, la boutique Son Altesse Paulette (prêt à porter) qui prend la suite de Benetton. Rue Saint-Jean sur les 30 pas de portes existants, 28 locaux commerciaux sont ouverts. Cet axe semble donc continuer à tirer son épingle du jeu.

Rue Charles-de-Gaulle, ça s'améliore

Parmi les voies dont la situation semble s’améliorer de manière progressive : la rue Charles-de-Gaulle. 11 % de ses locaux commerciaux sont sans activité, contre 16,5 % il y a 6 mois. Le turn-over reste toujours très important. La particularité de cette rue, réside toujours dans la nature de ses commerces, puisque bon nombre d’entre eux sont du secteur tertiaire, et ne délivrent que des services, banques, agences d’assurance, d’intérim, ou immobilières.

La situation de la Rue de la Résistance quant à elle n’a rien de catastrophique même si 24 % des locaux restent actuellement fermés. Un chiffre en très légère baisse depuis novembre dernier où l’on enregistrait 26 % de vacance. Les deux extrémités de la rue continuent de plutôt bien se porter avec seulement 3 locaux fermés côté place Jean-Jaurès sur 22 et 5 sur 27 côté place du Peuple.

En revanche, pour la rue de la République la situation ne semble pas s’améliorer selon le recensement que nous avons effectué début avril. En effet en novembre dernier, nous avions évalué le taux de vacance à 28 %, un chiffre estimé aujourd’hui à 35 %. Cet axe reste pour l’instant toujours le point noir parmi les rues commerçantes du centre-ville. Les récents changements du plan de circulation, qui permettent à la rue de République de retrouver un flux plus important de véhicules, pourra peut-être avoir quelques effets sur le dynamisme commercial de cet axe.

Marine Graille

Retrouvez notre carte interactive réactualisée (Octobre 2015)



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