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Visiocommerce : Saint-Etienne vend une autre image

Loire le 12 juin 2014 - Emilie Massard - Commerces - article lu 833 fois

Visiocommerce : Saint-Etienne vend une autre image
Les développeurs d'enseigne sont allés à la rencontre des commerçants stéphanois (© Emilie Massard)

Les Stéphanois ne sont pas toujours très tendres avec leur ville, et on les entend souvent se plaindre de la désertification du centre-ville. C'est dans le but de les détromper et casser cette image que la CCI St-Etienne Montbrison a organisé le mercredi 4 juin la première journée Visiocommerce dans la capitale ligérienne,

Le concept a été initié à Lyon en 2007 et déployé depuis dans plusieurs autres grandes villes. Co-organisée avec la CCI de Lyon, où les développeurs étaient accueillis le lendemain, cette journée avait pour objectif de faire découvrir le potentiel commercial de Saint-Etienne et donner toutes les informations aux marques qui souhaiteraient s’y implanter.

Décalage entre la perception et la réalité de la ville

17 représentants de différentes enseignes ont répondu à l’invitation, dans des secteurs variés (prêt-à-porter, restauration, grande distribution, etc.). Pour faire la promotion de la ville, la CCI Saint-Etienne/Montbrison s’est associée à la Ville de Saint-Etienne, mais aussi à l’Epase et à Sainté Centre-Ville. Après une présentation du territoire et de ses spécificités, les développeurs d’enseignes ont démarré leur journée marathon dans les rues de la ville. Au programme, la découverte du quartier de Chavanelle, avec un focus sur le projet du Camion Rouge et les espaces commerciaux qui y seront installés, le quartier de Chateaucreux avec les possibilités d’implantation qu’offrira le projet qui s’élèvera bientôt sur l’îlot Poste/Weiss, et enfin un large tour de l’hyper-centre ville, à la rencontre des commerçants déjà implantés. Stationnement, panier moyen, zone de chalandise, charges, toutes les questions étaient abordées par les développeurs pour en savoir un peu plus sur l’environnement dans lequel évoluent les commerçants stéphanois. Le travail et l’accompagnement proposé par Sainté Centre-Ville intéressaient également les représentants des différentes enseignes, surpris de voir ce que l’association de management des unions commerciales pouvait proposer à ses adhérents. La surprise, et plus précisément la bonne surprise, un sentiment qui était partagé par de nombreux développeurs à la fin de la journée. « Je ne connaissais pas du tout le territoire, avoue Gary Duteil, développeur pour la marque APEF Services. J’en avais plutôt une image industrielle que je n’ai finalement pas du tout ressentie ici, c’est positif. » Un sentiment partagé par Yves Fitouchi, représentant de la marque McDonald’s : « Je connaissais la ville, mais aujourd’hui je la redécouvre. Je suis surpris du décalage qu’il peut y avoir entre la perception qu’on a de la ville depuis l’extérieur, et la réalité. »
Ce décalage, les commerçants stéphanois le perçoivent également, et regrettent que leur ville soit si méconnue des investisseurs. Pour autant, pas question d’afficher une mine sombre. La journée était placée sous le signe du dynamisme, à l’image de la gérante du magasin Ba&Sh, rue Georges Dupré, qui démontrait que l’on pouvait proposer du prêt-à-porter haut de gamme à Saint-Etienne, et que la clientèle répondait présente. Christelle Madeleine, du groupe Carrefour, soulignait pour sa part la bonne organisation de la journée : « On est très bien reçus, c’est bien organisé. Cette journée nous permet d’avoir une vision globale, mais aussi d’échanger avec nos homologues. »

Emilie Massard

 

Et après ?

Ils sont venus, ils ont vus, mais vont-ils venir s’installer ? Les 17 développeurs d’enseigne semblent être repartis avec une image plutôt positive de Saint-Etienne, ce qui est plutôt de bon augure. Un représentant de la CCI de Montpellier expliquait avoir eu de bonnes retombées après la même opération sur son territoire, avec 4 ou 5 implantations qui en ont découlées. En sera-t-il de même à Saint-Etienne ? Les développeurs restent discrets, et parlent de projets de développement futurs. Certains sont plus intéressés par des projets neufs, comme McDonalds qui réfléchit à son retour en centre-ville : « Le concept évolue, donc pourquoi pas revenir en centre-ville, mais il faut que les conditions économiques soient réunies. C’est un investissement important, racheter quelque chose qui existe pour tout refaire, on y réfléchit à 2 fois. Sur des projets neufs pourquoi pas ? »



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