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Commerce - Montreynaud retrouve sa boulangerie

Loire le 27 mars 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 1293 fois

Commerce - Montreynaud retrouve sa boulangerie
Abdali Lamrabtine n'a pas d'inquiétudes pour l'avenir (© Emilie Massard)

Inauguré en mai 2010 après sa rénovation, le centre commercial des Quatre Saisons de Montreynaud a connu de nombreuses allées et venues ces dernières années.

Une supérette qui a changé trois fois de propriétaire avant de disparaître, des commerces en liquidation judiciaire et parmi eux, celui qui joue souvent un rôle primordial dans la vie d’un quartier, la boulangerie.
Le Fournil stéphanois, placé en liquidation judiciaire, a en effet baissé le rideau en octobre dernier. Depuis, les habitants de Montreynaud pouvaient se dépanner chez le boucher, qui avait organisé un dépôt de pain. Après plusieurs mois d’attentes liés aux obligations administratives de la liquidation judiciaire, une nouvelle enseigne de boulangerie a finalement pu rouvrir le 11 mars dernier, pour le plus grand plaisir des habitants du quartier. Le gérant de « L’Esprit Boulange », ils le connaissent bien, puisqu’Abdali Lamrabtine a grandi à Montreynaud et y vit encore. Déjà gérant d’une boulangerie dans le bas du quartier, sa boutique avait été détruite par un incendie en mars 2012. Depuis, il a ouvert un magasin à la Cotonne et après la liquidation de la boulangerie à Montreynaud, le jeune homme a racheté le matériel et déposé un dossier auprès de l’Epareca, la structure qui est en charge de la redynamisation du centre commercial. A la demande de la mairie, Abdali Lamrabtine a obtenu le label Entreprendre en France, décerné par la CCI, avant de pouvoir ouvrir son magasin.
C’est un autre enfant du quartier, Nordine Mebarki, gérant d’Atmosphère agencement, qui s’est chargé de l’agencement intérieur de la boutique. « Comme moi, il y a de nombreux jeunes du quartiers qui, après avoir travaillé dans différents domaines, reviennent s’installer ici », note Abdali Lamrabtine. « Une jeune fille du quartier devrait d’ailleurs bientôt ouvrir un salon de coiffure dans le centre commercial. » Pour le jeune gérant donc, pas de secret, il faut connaître le quartier et être à la hauteur pour réussir. Avec cinq employés, il n’a aucune inquiétude pour l’avenir, en s’appuyant notamment sur le bon accueil que lui ont réservé les habitants depuis l’ouverture. Et si la redynamisation du centre commercial se fait attendre, ça ne l’empêche pas de voir un potentiel de développement important pour son commerce, avec les nombreuses entreprises présentes dans le quartier et de nouveaux services qu’il pourrait mettre en place.

Emilie Massard



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