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Comédie de Saint-Etienne : en attendant la Manufacture-Plaine Achille…

Loire le 20 juin 2015 - Florence Barnola - Spectacle, Théâtre - article lu 399 fois

Comédie de Saint-Etienne : en attendant la Manufacture-Plaine Achille…
Ed Alcock - les photographies de la nouvelle saison ont été réalisées par le britannique sur le chantier de la future Comédie

La nouvelle saison de la Comédie de Saint-Étienne ouvre plus largement ses portes à l'extérieur: l'international et le pluridisciplinaire (danse) auront voix au chapitre. Une programmation digne d'un CDN au projet d'envergure qui prendra bientôt place dans le quartier créatif stéphanois. Panorama.

La Comédie de Saint-Étienne trouve dans cette saison 2015-2016 un délicieux équilibre entre des artistes ou des productions de la région Rhône-Alpes et l'international, ainsi que dans la pluralité des arts.

La saison prochaine sera ponctuée par deux créations du CDN stéphanois : en janvier, Un beau ténébreux d’après le roman de Julien Gracq sera mis en scène par Matthieu Cruciani. Le retour au désert de Bernard-Marie Koltès, orchestré par Arnaud Meunier, à la brillante distribution dont Didier Bezace et Catherine Hiegel, ouvrira le bal en octobre. Par ailleurs, Didier Bezace reviendra en juin pour clore la saison avec sa mise en scène de Quand le diable s’en mêle, de Feydeau.

À noter que la création phare 2014 de la Comédie, Femme non-rééducable écrit par le même auteur que Chapitres de la Chute, Stefano Massini, interprété par Anne Alvaro se jouera à nouveau au Théâtre Jean-Dasté en novembre.

C’est avec ravissement que l’on voit la danse faire une entrée fracassante dans la programmation. La respectée Maguy Marin, chorégraphe qui fait de la danse-théâtre, sera présente avec deux spectacles : Bit et Singspiele. À voir aussi la pièce chorégraphique de Yuval Pick  Are friends electric ?

La Comédie s'ouvre à l'international

L’international fait un pas de deux avec la création française avec Ils se marièrent et eurent beaucoup, mis en scène par Sylviane Fortuny. La pièce s’articule autour de duos amoureux dont les interprètes, russes et français, s’exprimeront dans leur langue maternelle. Toujours au chapitre international, à découvrir absolument en février un ovni italien interprété par 7 femmes, Le Sorelle Macaluso, qui a remporté un franc succès l’année passée à Avignon puis au Théâtre du Rond-Point.

Comme clin d’œil à la nouvelle comédie, des spectacles se joueront à La Passerelle comme Othello, le texte de Shakespeare en version clown vu par l’argentin Gabriel Chamé Buendia (en mai).
Arnaud Meunier dans sa mission de directeur du centre dramatique stéphanois veille à accompagner la création locale et poursuit ses collaborations avec le milieu théâtral ligérien ou issu de l’École : Quand j’étais petit, je voterai, signé Boris Leroy, ancien élève de la Comédie, mis en scène par une autre ancienne élève, Emilie Capliez de l’ensemble artistique, fera partie de la Comédie Itinérante.

Des petits nouveaux entrent au sein de l’ensemble artistique comme Kheireddine Lardjam, metteur en scène et comédien, que l’on applaudira notamment en mars, à l’Usine, dans Page en construction écrit par Fabrice Melquiot.

Enfin, chaque année a sa star, cette saison verra la sulfureuse Béatrice Dalle baignant dans une piscine de sang interprétant le magnifique texte de Victor Hugo, Lucrèce Borgia, mis en scène par David Bobée.

Florence Barnola

 

 



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