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Clinique de Salaise : bien entendus ?

Isère le 25 septembre 2015 - Lawrence Krouwel - Sciences, Santé, Environnement - article lu 224 fois

Clinique de Salaise : bien entendus ?
Dimanche 20 septembre lors du vide-grenier du Péage-de-Roussillon, l'association des usagers tenait un stand

Au retour du ministère de la Santé, la délégation d'élus, de membres du collectif des usagers de la clinique Saint-Charles et du personnel, dresse le bilan.

Si certains montent à Paris pour être en haut de l’affiche, d’autres vont plaider la cause de tout un territoire pour défendre un projet de santé qui impacte plus de 100 000 personnes. « Nous avons confié à nos interlocuteurs les deux points de désaccord avec le projet que veut l’ARS-Rhône-Alpes. A savoir : le service d’urgence et quelques lits de chirurgie en complément de ce service et de la chirurgie ambulatoire », explique Marc Templereau, membre du collectif des usagers. « Mais dans tout ce dossier, il ne faut pas oublier le personnel dont la pérennité de l’emploi est plus qu’incertaine et qui, depuis plus d’un an travaille dans des conditions morales très difficiles », explique Aline Caire, infirmière et représentante du personnel. Cette dernière s’est entendue dire que l’activité de la clinique était réduite à des opérations du canal carpien.
« Entendre de tels propos est humiliant et dévalorisant. Visiblement, l’activité chirurgicale de la clinique est méconnue. De plus, nos interlocuteurs ne font pas de différence entre un service d’urgence et un service de premier recours. Surprenant ! Le maintien du service d’urgence est un objectif présidentiel annoncé et stipule qu’aucun habitant ne sera à plus de 30 mn d’un service d’urgence après 2015. Beaucoup de nos communes se trouvent à plus de 30 mn d’un établissement de santé. Début septembre, suite au rapport Grall, Marisol Touraine a annoncé qu’aucun service d’urgence ne fermerait. En 2014, Saint-Charles a eu 18000 patients au service d’urgence. Malheureusement, dans l’appel à projets de l’ARS, il est bien mentionné « premier recours », c’est donc bien une fermeture programmée du service d’urgence de Saint-Charles que souhaite l’Etat.» « De plus, nos interlocuteurs ne croient pas à la conservation de lits de chirurgie complète pour raison économique. Il y aurait trop de lits sur la région. Alors des questions se posent. Comment conserver tout le personnel (200 emplois) si la structure de l’offre est plus petite ? Nous avons été écoutés, serons-nous entendus ? » conclut l’infirmière.
 

Lawrence Krouwel

 



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