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Claude Rebaud président du CFA Les Mouliniers

Loire le 17 avril 2015 - Denis MEYNARD - Société - article lu 679 fois

Claude Rebaud président du CFA Les Mouliniers

Le successeur d'André Mounier assure une continuité dans la gestion de l'établissement de formation stéphanois, où il n'aspire pas à rester au-delà de l'année scolaire en cours.

Le nouveau président du Centre des formations des apprentis Les Mouliniers, Claude Rebaud, est un actif retraité de l’Education nationale depuis 2007. Le 27 février, il a succédé à André Mounier, démissionnaire, s’installant à la présidence d’une association qu’il connaît bien puisqu’il siégeait au sein du bureau, comme secrétaire, ces trois dernières années, en tant que personne qualifiée représentant la Région.

Le vice-président à la formation du conseil régional, « Philippe Meirieu, avec qui j’avais travaillé en 1997 sur la réforme des lycées, m'a confié une mission d’audit pédagogique du CFA en 2010-2011 », explique-t-il. La carrière de ce professeur de lettres, originaire de l’Ondaine, débutée en Tunisie, avant le lycée Albert-Camus de Firminy, s’est achevée dans la fonction de proviseur du lycée Pierre- Desgranges, d’Andrézieux-Bouthéon.

Claude Rebaud, conseiller municipal de Fraisses, qui se présente comme adhérent sans responsabilité du PS et de la CFDT, est par ailleurs membre du bureau de l’association d’aide au logement et à l’insertion Habitat et Humanisme Loire. Il déclare avoir accepté la présidence du CFA « pour sauver l’outil, qui est un souci commun du conseil régional, du rectorat, des chambres consulaire et des salariés ». Il juge que « cet établissement a un bon ADN, car malgré la tourmente dans laquelle il se trouve depuis des années, il obtient des résultats satisfaisants. Il a un potentiel à retonifier par plus de participation des enseignants au fonctionnement et de meilleures relations avec les entreprises ».

« Le climat social dégradé est une constante, qui mobilise beaucoup d’énergie et ne va pas en s’améliorant. Nous sommes aujourd’hui dans une situation curieuse, car la Région Rhône-Alpes nous a apporté une subvention permettant notre sortie de la liquidation judiciaire, mais son refus de conventionner nous empêche d’ouvrir de nouvelles formations en première année à la rentrée prochaine », souligne-t-il. Face au risque de fermeture programmée en juin 2016, différents scénarii ont été examinés, avec les partenaires institutionnels de l’établissement pour parvenir au point de passage obligé que constitue un nouveau conventionnement avec le conseil régional, en charge de la formation. Claude Rebaud affirme que « deux options ont été rejetées, la reprise sur un périmètre identique à celui d’aujourd’hui et la transformation en un CFA public, demandée par la CGT. Et se pose en concurrent de celle échafaudée par une partie des salariés.

A côté de l’hypothèse d’une reprise externe, à laquelle participeraient les Apprentis d’Auteuil, excluant les filières mécanique, vente et coiffure, soit plus de la moitié des apprentis, « j’ai proposé que l’association monte son propre projet. Il prévoit un PSE d’une dizaine de suppressions de postes et consiste à ne se séparer que de la mécanique, un secteur qui coûtera cher dans l’avenir car les sections de ne sont pas pleines et le plateau technique est vieillissant ». Conscient du « risque que les mêmes causes produisent les mêmes effets », le président du CFA annonce par ailleurs vouloir démissionner de ses fonctions à la fin de l’année scolaire.

Denis Meynard



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