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Cirque - Saint-Etienne : violente agression à la « Piste aux étoiles »

Loire le 13 mars 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 7051 fois

Cirque - Saint-Etienne : violente agression à la « Piste aux étoiles »
Une plainte a été déposée envers le personnel du cirque suite à une agression violente (D.R.)

Huit personnes, principalement des défenseurs de la cause animale qui manifestaient à proximité de « La piste aux étoiles », ont déposé plainte pour une violente agressions de la part du personnel de ce cirque, samedi 8 mars à Saint-Etienne.

Une employée de Saint-Etienne Métropole s’est vue prescrire une interruption totale de travail (ITT) de huit jours. Ce qui rend les auteurs de ces violences passibles de poursuites pénales. Une femme enceinte de huit mois, conduite par les pompiers au CHU, figure aussi parmi les personnes frappées à coups de poing au visage près de l’entrée du cirque installé sur un terrain municipal qui jouxte le golf.
La scène, décrite comme « très violente » par l’ensemble des participants, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs témoins, avant le début d’une représentation qui a été annulée. Bien que la manifestation à caractère sensible avait fait l’objet d’une demande d’autorisation (accordée) à la préfecture, la police nationale et la police municipale n’étaient, semble-t-il, pas présentes sur place.
Gilles Rossary-Lenglet, responsable du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) dans la Loire, en campagne pour sa liste (conduite par Olivier Longeon d’EELV) qui prône l’interdiction des cirques avec animaux sur Saint-Etienne, fait partie des rares membres du groupe d’une dizaine de personnes à ne pas avoir été agressé physiquement. Il explique qu’outre les coups portés, « des personnes du cirque ont tenté de renverser des manifestants avec une fourgonnette ». Véronique Falzone, infirmière au CHU et membre du bureau de l’association ligérienne Anima, qui porte une minerve et a un arrêt de travail d’une semaine, affirme qu’il n’a pas été possible d’avoir un échange verbal avec le personnel du cirque.
Une professeure de lettres présente sur place, avec deux autres adultes et deux enfants pour assister à la représentation, déclare avoir vu impuissante « une meute de gens du cirque se ruer à coups de poings et de pieds sur les porteurs de pancartes, jeter à terre leur caméra et écraser leurs téléphones portales ». « On est vaccinés du cirque pour toute notre vie. Je ne pensais pas que des artistes soient capables de faire ça à des êtres humains. On peut s’interroger sur ce qu’ils peuvent faire subir à des animaux », a-t-elle ajouté.
Condamné en juin 2012 par le tribunal correctionnel de Narbonne pour avoir frappé un policier municipal, Roger Falck, dresseur vedette et responsable de l’animalerie, a indiqué qu’il avait à son tour déposé une plainte pour violence auprès de la police, parlant d’« extrémistes qui barraient l’entrée du cirque avec des voitures, essayaient d’empêcher les clients d’entrer et les agressaient en déchirant leurs billets ».

Denis Meynard



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