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Cinéma : Homme idéal, film inégal

le 30 mars 2015 - Eric SéVEYRAT - Cinéma - article lu 294 fois

Cinéma : Homme idéal, film inégal

Un Homme idéal est un film inégal parce que son sujet est bon, mais il n'est pas traité comme on pourrait s'y attendre. Les invraisemblances de scénario ne passent pas, et même si la fin est inattendue, elle laisse dubitatif.

Au départ, un apprenti écrivain vélléitaire n’arrive à placer la moindre page chez un éditeur. Il cherche l’inspiration tous azimuts. C’est alors qu’il travaille comme déménageur qu’il va avoir, au cours de sa journée de travail, l’idée d’un coup d’édition, qui va l’entraîner très loin. Las n’est pas Hitchcok qui veut, et ce n’est pas parce que l’on colle une musique à la façon Bernard Herrmann que l’on a réussi La Mort aux Trousses. Yann Gozlan réussit à entraîner son spectateur dans la spirale infernale de son personnage jusqu’à la moitié du film. Mais, et c’est dommage, on y croit jusqu’au premier  meurtre. C’est là que s’immisce dans la tête du spectateur la série des pourquoi ? Des comment ? Et des couleuvres que le scénario nous fait avaler. Par la suite, tout part à vau-l’eau, et c’est encore dommage, car le personnage de Pierre Niney (de la comédie française !) est assez lisse et policé (tout en montrant sa face violente), pour que l’on croit à son double-jeu sans se poser de questions. Mais on reste globalement sur sa faim. C’est là toute la différence avec un Jacques Audiard qui filme « De battre mon cœur s’est arrêté » où l’on se dit que l’on n’a jamais rien vu de tel au cinéma, et que l’auteur a inventé quelque chose. Outre que l’Homme idéal se prend les pieds dans son scénario, les personnages de femmes sont inexistants, et Ana Girardot ne réussit pas à sauver  « Alice Fursac », qui aurait mérité plus de relief.
Eric Séveyrat

Un Homme idéal,  de Yann Gozlan avec Pierre Niney, Ana Girardot, André Marcon…

 



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