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Christophe Ferrari, le nouveau visage de la Métro

Isère le 06 mai 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 913 fois

En sa qualité de doyen, c’est le maire d’Herbeys, Jean-Noël Causse qui a présidé cette séance de la plus haute importance.

Et il aura fallu 6h  pour élire le nouveau président de la Métro. Il aura aussi fallu 2 tours, puisque le nouveau président devait être élu à la majorité absolue. 2 tours qui ont été très longs, puisque chacun des 124 conseillers communautaires devait se déplacer dans l’isoloir. 1heure par vote, 15 minutes par dépouillement, ajoutez les débat, les tractations, les suspensions de séances et les discours, le compte y est !
Au premier tour donc, 4 élus se portaient candidats : Jean-Damien Mermillod-Blondin, maire divers droite de Corenc, président du groupe « pour une autre agglomération ». Il a dit prôner une équipe pluraliste, et refuser le « bloc de gauche ». Mireille d’Ornano, élue FN d’opposition à Grenoble qui a surtout insisté sur la diminution des indemnités du président et des vice-présidents. Jacques Nivon président du groupe ADIS (agir pour un développement intercommunal solidaire), qui a souhaité rassembler et fédérer dans la diversité. Et Christophe Ferrari, qui a dit présenter une candidature pour la large majorité de gauche, où le collectif pourrait s’exprimer dans sa diversité ».
A l’issue de ce premier tour, et alors que le groupe communiste avait annoncé voter pour le candidat des « petites communes » J.Nivon, Christophe Ferrari remportait une large majorité : 60 voix, contre 35 à J.Nivon, 26 à J-D Mermillod-Bondin, 2 à M.D’Ornano et 1 blanc. Il manquait cependant 3 voix au candidat PS pour obtenir la majorité absolue.
Après une nouvelle suspension de séance, et alors que Jacques Nivon avait retiré sa candidature, le nouveau président de la Métro était finalement élu : 80 voix pour Christophe Ferrari, 29 pour J-D Mermillod-Bondin, 2 à M.D’Ornano et 12 blancs.
Alors que le résultat était prévisible, c’est un Chritophe Ferrari relativement ému qui s’est présenté devant l’assemblée pour son premier discours de président. « Il n’y a pas de temps à perdre avant le lancement de la Métropole. » Il a appelé à une Métropole au service de tous « Une Métropole de projets, avec l’exigence de ne jamais oublier que nous sommes là pour servir. » parmi les dispositifs à mettre en place, un service public local de l’eau avec tarification sociale et progressive, la transition énergétique, la qualité de vie avec la lutte contre le chômage et la précarité, le soutien au monde économique (innovation, PME et petits commerçants), mais aussi les transports, avec notamment la volonté de faire sauter le nœud du Rondeau. Aucun sujet clé n’a été oublié.
Parmi les premières décisions prise par le nouveau président, celle de reporter à une date ultérieure l’élection des vice-présidents, heure tardive oblige.

Caroline Thermoz-Liaudy



Qui est Christophe Ferrari ?

Né à La Mure en 1969, Christophe Ferrari est un enfant du pays. Il a grandi à Pont-De-Claix, et obtient un doctorat en chimie de l’environnement, avec une thèse sur l’impact environnement des biocarburants. Il fait ses débuts en politique à 25 ans, en 1995 quand il devient conseiller municipal à Pont-de-Claix. En 2008, il est élu maire de la commune, puis réélu en mars dernier.
En 2010, il devient le 3ème vice-président de la communauté d’agglomération en charge des finances, du budget et de l’évaluation des politiques publiques. Il est également vice-président du SMTC.
Depuis le 25 avril, il est donc aussi le président de Grenoble-Alpes Métropole.



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