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Christophe Bazile : vétérinaire et maire

Loire le 17 avril 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 823 fois

Christophe Bazile : vétérinaire et maire
Christophe Bazile, dans le bureau du maire : « tombé sous le charme » en voyant le centre-ville de Montbrison en 1996 (© LT)

Après six ans dans l'opposition, Christophe Bazile a été élu maire de Montbrison-Moingt le 30 mars.

Ce vétérinaire de 43 ans, à la tête d’une liste de droite mais personnellement non encarté, dénonce, comme beaucoup, « la politique politicienne ». Mais il affirme haut et fort vouloir s'engager « pleinement pour les citoyens ».
« En 2008, c'est Corinne Richard, présidente de Loire-Forez et première d'une des listes de droite qui est venue me voir », se souvient-il, lui qui, à l'époque, ne s'était pas présenté à un mandat électif. Christophe Bazile est alors président du Tennis club de Montbrison, poste qu'il occupait jusqu'à 2011. Depuis 1996, il tient une clinique vétérinaire avec sa femme, et a donc, par ses fonctions associatives et professionnelles, l'opportunité de rencontrer beaucoup de gens. C'est sur cet aspect relationnel que comptaient alors les membres de la liste « Réunir pour Réussir ».

Un « côté matheux »

Mais une fois l'élection passée, Corinne Richard démissionne et Christophe Bazile se retrouve à la tête de l'opposition municipale. Là, il se révèle être un homme de chiffres, demandant des comptes aux adjoints, inquiet de toute hausse d'impôts et ne révélant aucun montant s'il n'est pas sûr de son exactitude. Ce qu'il refuse toujours  de faire aujourd'hui. « C'est un homme de chiffres, pas de grands discours. C'est son côté matheux », déclare ainsi Jeanine Paloulian, journaliste et l'une de ses colistières en 2014. « Il est pugnace aussi, il a la gnaque » glisse-t-elle. Il est vrai que lors des conseils municipaux, ses échanges avec Liliane Faure étaient généralement assez « musclés ».
Lui voit avant tout le contact humain, comme maire et comme vétérinaire. « J'ai la chance d'avoir un métier avec beaucoup d'humanité, avance-t-il. Ma relation avec les personnes ne change pas : ils viennent me voir au cabinet et ont l'impression d'avoir un maire accessible. » Le vétérinaire n'a pas l'intention d'abandonner ses patients « à poil et à plume ». « J'ai la chance d'avoir une femme extraordinaire, confie-t-il. Elle ne fait pas de politique, mais elle m'aide dans mon travail, et protège les enfants. » Christophe Bazile insiste aussi sur le fait qu'un maire doit être proche de ses administrés : « les clients qui m'amènent leur animal de compagnie me posent des questions sur leur quotidien : ça ne me dérange pas, c'est ça aussi la proximité. »
Issu d'un milieu populaire - son père était ouvrier dans les chantiers navals de Toulon - Christophe Bazile est arrivé avec sa femme à Montbrison en 1996, diplômé de l'école vétérinaire de Lyon, après avoir fait une partie de ses études à Paris.
Il confie : « on s'est installé par opportunité, mais en voyant le centre-ville, le Vizézy, on est tombé sous le charme de Montbrison. On s'est dit "C'est là qu'on va faire grandir nos enfants". A Montbrison-Moingt, on trouve un hôpital, des services publics partout, c'est formidable ! »

« Un peu naïf »

S'il s'est présenté aux élections cantonales de 2011, où il fut battu par Liliane Faure, il se dit opposé au cumul des mandats. « Les cantonales, c'était car je pensais pouvoir être plus utile au territoire qu'elle, dit-il. Je ne suis pas du tout dans les perspectives des cantonales de 2015 ». Le nouveau maire, qui rappelle avoir beaucoup de travail, devrait donc ne pas être candidat en 2015. Christophe Bazile n'est pas encarté, mais il se reconnaît volontiers une sensibilité politique de « centre-droit ». Cette non affiliation ne l'a pas empêché - ou lui a permis - d'avoir le soutien de plusieurs partis de droite et du centre : l'UMP, l'UDI, le Modem et Debout la République. Christophe Bazile n'est pas étonné de se retrouver dans le fauteuil de maire. « Mes proches étaient fiers, fiers et ravis, déclare-t-il, car ils savent à quel point cela me tenait à cœur de servir mes concitoyens. Et les clients qui viennent me voir au cabinet me disent "Bravo et merci d'avoir relevé le défi" ».
Aujourd'hui, il est maire de Montbrison, mais confesse avoir été « un peu naïf » à ses débuts au conseil municipal. « Il n'est pas naïf, modère Jeanine Paloulian, mais il fait confiance spontanément. Par contre, s'il est trahi, il s'en souvient. » Un trait de caractère qu'il admettrait peut être avoir en commun avec les « politiques politiciens ».

Louis Thubert

Date :
Le 15 août 2001, la naissance de mon premier enfant

Citation :
« Quand on veut on peut »

Lieu :
Le 13e arrondissement de Paris. C'est là, chez ma grand-mère, que j'ai préparé le concours de vétérinaire

Personnalité :
L'éthologue autrichien Konrad Lorenz. Il a étudié les oies cendrées, et, généralement, la vie des animaux en meute, en collectivité, leur côté social.

Projet :
En toute modestie, pouvoir être utile à tous.



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