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Portrait : Christian Martineau, président du tribunal de commerce de Roanne

Loire le 25 janvier 2017 - Aline Vincent - Vie juridique

Portrait : Christian Martineau, président du tribunal de commerce de Roanne

Il a été élu à la tête du tribunal de commerce de Roanne. Parmi ses missions prioritaires : la prévention et la conciliation.

Christian Martineau est juge au tribunal de commerce de Roanne depuis 13 ans. Avant d'être élu président du tribunal de commerce, il présidait la chambre de procédures collectives. Il était aussi vice-président auprès de Guy Delorme. « J'ai notamment pu l'accompagner, voire le remplacer ponctuellement, aux réunions de la 4e chambre régionale ». Originaire de Côte-d'Or, Christian Martineau est Roannais d'adoption depuis 40 ans. Diplômé de l'École supérieure du bois, il est arrivé à Roanne en 1976 pour y reprendre une entreprise spécialisée dans la fabrication et la pose de portes et fenêtres bois, puis PVC.

Retraité depuis 2008, la société Côté ouverture poursuit son développement dans le Roannais. « Depuis cette date, j'ai pu m'engager pleinement dans mes fonctions ». Le nouveau président souhaite placer son mandat sous la poursuite des missions de prévention et de médiation menées par ses prédécesseurs. Au cours de son allocution d'audience solennelle de rentrée, il a tenu à rappeler que « les modes de traitement des entreprises en difficulté sont des moyens et non plus une fin... »

« Le dirigeant vient souvent trop tard »

« Notre rôle ne doit pas se limiter à prononcer des liquidations, confirme-t-il. « Le devenir des entreprises en difficulté est pour la justice consulaire une préoccupation majeure ». Les solutions passent pour lui par la prévention et les modes amiables de règlement des différends. « La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle apporte plusieurs modifications au droit des entreprises en difficulté. Il ne s'agit pas d'une réforme d'ampleur, mais pour le législateur, de sécuriser les moyens mis à disposition des entreprises. Nous devons continuer à communiquer sur les différentes façons d'anticiper le règlement des difficultés. Malheureusement, le dirigeant vient souvent trop tard.

Nous comptons déjà en amont sur l'expert-comptable et l'avocat qui connaissent bien l'entreprise. Leur rôle est d'autant plus important pour les petites sociétés moins structurées et moins au fait des textes de loi. Nous devons aussi rappeler que le chef d'entreprise peut rencontrer de façon informelle le président ou un juge délégué pour lui exposer ses problèmes lors d'un entretien confidentiel. Il peut enfin demander un rendez-vous au CIP, centre d'informations et de prévention. Il sera reçu, toujours confidentiellement, par un expert-comptable, un avocat et un ancien juge, tous bénévoles. Le CIP basé à la chambre de commerce a l'avantage de supprimer la barrière psychologique que représente un tribunal et qui peut rebuter ». Autre méthode avant une décision plus lourde : les règlements amiables. « Une solution négociée est préférable à une solution imposée. Pour cela nous avons un choix des moyens entre le médiateur professionnel ou le juge conciliateur de justice bénévole désigné ».

Aline Vincent



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