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Le Sipev réclame de la simplification

Loire le 17 avril 2015 - Louis THUBERT - Industrie - article lu 413 fois

Le Sipev réclame de la simplification
Louis Thubert - Axalta Coating produit de la peinture en poudre, utilisé notamment dans l'architecture.

Lundi 30 mars, le Syndicat national des industries des peintures, enduits et vernis (Sipev) organisait une journée d'information dans les locaux d'Axalta, à Savigneux. Au programme : visite de l'usine, présentation de l'activité... et transmission aux élus des demandes et besoins des industriels du secteur.

Ils étaient nombreux à répondre à l'invitation du Sipev, ce syndicat d'industriels de la peinture. Elus de droite et de gauche, chefs d'entreprise voisins, mais aussi responsables de formation étaient présents pour une après-midi d'information chez Axalta, deuxième producteur mondial de peinture en poudre. Avec, en premier lieu, une visite de l'usine, où sont fabriquées 15 000 t de peinture par an.

« Avant, nous produisions plus, Savigneux est le plus gros site de production mondial pour Axalta », souligne Jean-Claude Bartnicki, président d'Axalta Coating Systems France - la dénomination complète de l'entreprise. Les costumes ont été recouverts par des gilets jaunes, alors que les invités déambulaient dans les locaux, découvrant le laboratoire, les espaces de stockage, de préparation de la peinture, croisant dans le même temps quelques-uns des 200 salariés travaillant dans l'usine.

C'est ensuite dans la salle de réunion qu'est retourné le public. Là, Axalta, mais aussi Beckers, l'autre entreprise adhérente au Sipev dans le Montbrisonnais et qui produit de la peinture liquide, ont expliqué les enjeux du secteur. « Il nous faut de la simplification : la législation est très contraignante », dénonce Laurent Legendre, directeur des opérations Europe-Afrique-Amérique pour Beckers, et qui représentait sa compagnie. Même son de cloche chez Axalta : « le Sipev agit pour la promotion du développement industriel, il faut peser pour que les contraintes soient moins lourdes. L'industrie de la peinture et des vernis, c'est environ 10 000 emplois directs, et 60 000 corrélés, sans compter l'artisanat », a déclaré Jean-Claude Bartnicki.

Mais à côté de leurs réclamations, les industriels ont aussi évoqué leurs innovations. 1,8 M€ consacrés en 2014, pour Axalta. Et des projets prometteurs : des nanotechnologies qui permettraient de rendre les peintures «  intelligentes ». Avec des applications pour la défense (une peinture furtive), mais aussi pour la vie de tous les jours. « On pourrait avoir une peinture que l'on touche et qui agira comme un interrupteur », explique M. Bartnicki. Un futur qui pourrait être le présent d'ici une dizaine d'années.

Louis Thubert
 



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