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La chaudronnerie La Lorettoise liquidée

Loire le 10 août 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 602 fois

La chaudronnerie La Lorettoise liquidée
©Denis Meynard - La Lorettoise travaillait des épaisseurs de 20 à 150 millimètres.

Faute de projet de reprise solide, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation de la société.

Depuis sa reprise, voici trois ans, à la barre du tribunal de commerce de Saint-Étienne, l’entreprise de chaudronnerie La Lorettoise était devenue une composante du petit groupe de chaudronnerie-tôlerie créé par Gilles Buffet. Travaillant des épaisseurs de 20 à 150 millimètres, cette dernière fabriquait des pièces lourdes, unitaires ou en petites séries, pour l’industrie pétrolière, le nucléaire ou l’aéronautique. Mais le ralentissement du marché nucléaire, au lendemain de l’accident de Fukushima et l’effondrement de celui du pétrole, fin 2014, ont fait chuter l’activité de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en avril. La seule offre de reprise, émanant de son confrère stéphanois CTMB, était faible sur le plan financier et ne proposait de reprendre que trois des neuf salariés. Elle a été rejetée par le tribunal, qui a prononcé la liquidation judiciaire.

Confronté sur les produits de dimensions standards à la concurrence de pays européens tels que la Pologne ou la Slovénie qui ont des coûts de revient beaucoup plus faibles, Gilles Buffet veut essayer de sauver l’activité de la Chaudronnerie Cheytion, spécialisée dans le travail des tôles de 2 à 15 millimètres d’épaisseur, qu’il a rachetée en 2009. Lui qui s’est risqué dans la conception et la fabrication de produits propres, qui nécessitent beaucoup de capitaux, n’est pas certain d’y parvenir pour sa société Lorette Portails. En un an, l’effectif de l’ensemble est passé de 23 à 5 salariés.

D.M.



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