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Charlott'Lingerie, les dessous du succès

Rhône le 23 janvier 2014 - Romain Charbonnier - Commerces - article lu 4875 fois

Charlott'Lingerie, les dessous du succès
Véronique Garnodier (D.R.)

Véronique Garnodier est à la tête d'une entreprise florissante. Depuis qu'elle a fondé Charlott'Lingerie en 1994, sa société n'en finit pas d'exploser les compteurs.

« Plus de deux millions d’articles vendus par an, deux millions de clientes, 31,5 M€ de chiffre d’affaires en 2012, rentable, une présence dans 16 pays, 3 700 conseillères, 35 salariés… » Charlott’Lingerie ne connaît décidement pas la crise. Son dossier de presse la définit d’ailleurs volontairement comme une « success story ». La société poursuit sa croissance inlassablement. Sur le prochain exercice, elle devrait s’afficher à deux chiffres. Et « dès 2018, notre chiffre d’affaires pourrait être multiplié par trois, atteignant alors les 100 M€ », annonce Véronique Garnodier. Mais quelle est la recette de cette PME lyonnaise ? Pourquoi ça marche ?

Trois points essentiels pour comprendre sa réussite. Premièrement, son modèle économique. Charlott’Lingerie a bâti son activité sur la vente en réunion de lingerie. Un concept qui séduit. En 2012, l’entreprise comptait 3 700 vendeuses avec un statut de vendeuses à domicile indépendantes. « Nous voulons atteindre les 6 000 cette année », prévient Véronique Garnodier.

Pour arriver à ce niveau, Charlott’Lingerie fait régulièrement un tour de France du recrutement, en bus. Elle annonce en moyenne à ses vendeuses un revenu compris entre 400 et 500 € par mois et « jusqu’à 10 000 € pour certaines, si elles cumulent avec un poste d’animatrice », tient à préciser la chef d’entreprise faite chevalier dans l’Ordre national du Mérite en 2012. On touche ici au cœur même de la société. Sur la vente des produits, 20 à 35 % de commissions sont redistribuées aux vendeuses, le reste allant directement dans les caisses de Charlott’Lingerie.

La PME le plus rentable de France

Deuxièmement, l’investissement. Classée au premier rang des PME les plus rentables de France par le magazine L’Entreprise en novembre dernier, la société investit chaque année pour son développement. En 2013, elle aura surtout misé sur l’innovation. D’abord dans la stratégie entrepreneuriale, avec la création de la Charlott’Academie, un outil de formation destiné aux vendeuses. Puis dans son ouverture à l’international avec un bureau à Moscou (trois personnes) et une duplication de son modèle en Europe. Charlott’Lingerie s’y déploiera dans « 3 à 4 ans ».

Troisièmement, une sous-traitance externalisée. « Les couturières sont aussi bonnes en Tunisie qu’en France. » Véronique Garnodier n’est pas pour le made in France à tout prix. « Si ça n’apporte pas de valeur ajoutée, je ne vois pas l’intérêt, explique-t-elle. Et puis, le parc de machines en France est désastreux ». Ses collections, dessinées dans son entreprise de Chaponost, sont principalement fabriquées en Tunisie avec une différence significative sur les marges, de 50 % tout de même.

Pour 2014, Charlott’Lingerie devrait récolter les fruits de ses investissements. Mais elle compte renforcer sa communication autour de son métier, « souvent méconnu des organismes d’emploi », afin d’attirer toujours plus de vendeuses.

Romain Charbonnier



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