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Charles Hedrich, le héros du sport aventure

Rhône le 28 juin 2015 - Agnès Giraud-Passot - Actualités - article lu 168 fois

Charles Hedrich, le héros du sport aventure
Respectons la terre

D'origine lyonnaise, cet ancien chasseur de têtes détient le plus beau palmarès du monde, avec des premières et des records de traversée des déserts de sable et de glace, de mers et d'océans, à pied, à ski, à la rame ou à la voile. Charles Hedrich vient de réaliser son 14e exploit et s'apprête déjà à partir à la conquête d'un nouveau défi.

 

« Depuis l’âge de vingt ans, je rêvais d’évoluer sur le terrain de l’aventure au plus haut niveau mondial, sur les traces de Steve Fossett. » Le rêve de Charles Hedrich n’est alors pas une simple chimère de jeunesse, car il est accompagné de profondes convictions de réussite et de qualités physiques attestées, mais surtout d’une détermination sans faille. Il sait, cependant qu’il devra attendre un peu pour se lancer à l’aventure. Moniteur de ski, officier de marine

marchande pendant sept ans, puis consultant dans un cabinet de recrutement, il devient chef d’entreprise d’une société qui sera introduite en bourse en 1997 et qu’il vendra en 2002. Il a alors 44 ans, et après avoir construit solidement sa vie, il peut enfin démarrer sa passion. Il affiche la couleur de ses objectifs avec beaucoup d’ambition parce qu’il connaît parfaitement son potentiel. « Devenir numéro un mondial du sport aventure ! » Pari gagné après une série d’exploits dans des disciplines qu’il pratique tout juste en amateur. « La rame, la voile, la marche, la montagne, le ski, tout me plait. Je ne suis pas difficile ! » Certes, mais plutôt

habile… Un petit tour d’horizon de ses performances confirme une endurance prodigieuse. « J’ai des prédispositions, mais je ne crois pas aux qualités hors normes. Je mesure 1,96 m,

c’est un vrai atout. Ensuite, il faut être en pleine forme, sans être trop affûté pour autant », explique le sportif qui obéit à ses propres règles de préparation physique. Il gère ses efforts et son niveau de fatigue à sa convenance. Une préparation trop rigoureuse le déstabilise. « Je

peux m’entrainer à haute dose puis ensuite très peu. L’élément capital est la motivation. » La sienne est incommensurable et lui permet de réaliser, entre mars et août 2011, la  Pierra-Menta, l’Ironman de Nice et l’Ultra Trail du Mont-Blanc, le tout entre deux aventures de l’extrême. Son entourage lui attribue néanmoins une force surnaturelle, celle de la rusticité, qu’il admet : « Je suis un baudet du Poitou ! » En 2003, alors qu’il n’est qu’un pilote débutant, Charles Hedrich effectue son premier Paris-Dakar en moto et termine à la sixième place dans la catégorie 400 cm3. La même année, il bat le record de vitesse de la traversée

de la Manche à la voile en équipage. Ce sport qu’il vient de découvrir l’entraine ensuite dans le Vendée Globe, au cours duquel il effectue un tour du monde à la voile en solitaire sans escale et sans assistance. Petit retour sur terre, avec le sommet de l’Everest qu’il gravit en 2006, avant de traverser l’Atlantique à la rame en battant le record de vitesse. Puis il enchaine cinq premières mondiales à partir de 2009 : la traversée du pôle Nord au Groenland en autonomie avec Arnaud Tortel, le tour du monde à la voile par les deux pôles en équipage, le premier aller-retour en solitaire sur l’Atlantique à la rame, le passage du Nord-Ouest à la rame

en 130 jours d’expédition et plus de 5 000 km qu’il poursuivra cet été pour arriver en mer de Baffin et enfin la traversée du désert d’Atacama au Chili à la marche. Un dernier exploit de 1 300 km qu’il vient d’accomplir en 32 jours, en autonomie, en tractant un chariot de 150 kg.  Avant le départ, il se donnait une chance sur deux de réussir. A l’arrivée, il a perdu 13 kg et a dû ralentir le rythme en raison d’une entorse à la cheville. Une nouvelle fois, il a défié les obstacles en se concentrant sur son effort. « Je suis à bloc tout le temps. » Pas de rêverie superflue dans cette nature qui l’éblouit. Il exploite à fond ses qualités pour atteindre cette réussite insolente qui le pousse toujours plus loin. Car chaque expédition en appelle une autre. A peine arrivé, il se projette déjà vers de nouvelles aventures. S’il vise bientôt une performance dans le désert australien de Simpson, il reste pourtant convaincu que l’aventure commence à côté de chez soi. « Dans les Monts du Forez par exemple. Pas besoin d’aller à

l’autre bout du monde ! »

 

« Respectons la terre »

Charles Hedrich a créé l’association « Respectons la terre » pour promouvoir le sport nature aventure auprès de divers publics. Il intervient régulièrement auprès des jeunes en difficulté
pour les sensibiliser au développement durable et aider à leur réinsertion au travers d’expéditions
et défis sportifs. Il témoigne également sur l’environnement naturel et les changements climatiques.



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