Fermer la publicité

Chapelles et sources ligériennes qui guérissaient

Loire le 28 août 2015 - Louis Pralus - Actualités - article lu 179 fois

Chapelles et sources ligériennes qui guérissaient
Louis Pralus - Procession vers la source à L'Hermitage

Des chapelles et des sources guérissaient dans plusieurs villages de la Loire. On y accourait de toute la France. Il en reste quelques unes.

L'une de ces sources a gardé toute la ferveur des pèlerins : celle de Notre-Dame de L'Hermitage à Noirétable. Hors du sanctuaire, au bout d'un chemin, au milieu des prés, la chapelle de l'apparition et sa source. La source, d'un débit constant et d'une température égale été comme hiver, offre son eau aux pèlerins. De nombreux ex-votos, de toutes les époques,  disent merci pour  une guérison ou une grâce obtenue.

Dans le Forez, à Mizérieux, la source saint Fortunat, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, attirait les foules, réputée pour guérir les enfants malades et entre autres ceux qui ne marchaient pas. On venait de tous les coins. Le pèlerinage à saint Fortunat était le 4e dimanche de juillet. On plongeait la chemise de l'enfant malade dans l'eau de la source puis l'enfant était amené à l'église où le prêtre le bénissait avec son étole et lui faisait embrasser la relique du saint.

A Saint-Germain-Laval, la chapelle de Baffie reçoit toujours des visiteurs. Pendant des siècles on est venu là pour guérir de ses verrues : on faisait une prière à la Vierge noire et on se frottait avec de l'eau bénite. Quant aux enfants dont les dents ne poussaient pas les mamans les amenaient trois samedis de suite. De nombreux ex-votos disent merci à la Vierge.

Saint-Georges-de-Baroille, la chapelle de Baroille fut aussi un lieu de pèlerinage réputé le 8 septembre et un lieu de guérisons jusque dans les années 1950. En contrebas de la chapelle coule une source dont l'eau est réputée miraculeuse. De nombreuses guérisons y ont été opérées. La dernière connue remonte aux années 1870.

A Saint-Denis-de-Cabannes, dans les bois du château de Gatelier, une Madone et un ruisseau furent à l'origine de guérisons. Pendant la Révolution des habitants de Charlieu se cachèrent dans la forêt de Gatelier et y placèrent une Vierge au creux d'un arbre. En 1832, un ouvrier, faisant une coupe de bois, vit sortir du sang d'un arbre et découvrit la statue de la Vierge. Peu après, une femme, atteinte d'un cancer à la figure, se lava avec l'eau d'une source coulant au pied de l'arbre. Elle fut guérie. D'autres guérisons suivirent ensuite.

Louis Pralus



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide