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Changenet BHB cherche un repreneur

Loire le 09 février 2015 - Denis MEYNARD - Immobilier et BTP - article lu 847 fois

Changenet BHB cherche un repreneur

L'entreprise de plâtrerie-peinture de Saint-Chamond, qui a réduit son effectif, veut sortir de la procédure collective en cours.

Six mois après la mise en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne de l’entreprise de plâtrerie peinture qu’il a créée en 2011 (un projet qui a reçu la labellisation, ainsi qu’un prêt d’honneur du Réseau entreprendre Loire), Hugues Bruyère est dans l’attente d’éventuels repreneurs pour Changenet BHB, implantée à Saint-Chamond. La conjoncture en berne, avec pour conséquence une forte baisse du carnet de commande, a contraint à réduire la voilure : l’effectif, qui était de 25 personnes voici deux ans est tombé à 13, et il devrait prochainement être ramené à neuf personnes.

Le chiffre d’affaires avait auparavant suivi la même pente. De près de 3 M€ en 2012 à moins de 2 M€ l’année suivante, avec un résultat net qui était toutefois resté positif. A noter que sur les quatre derniers mois de 2014, la TPE a retrouvé un résultat d’exploitation positif de près de 40 000 €. Elle se doit de sortir rapidement de la procédure collective où elle se trouve pour revenir sur le marché des appels d’offres des collectivités publiques. La cession proposée comporte une date limite de dépôt des offres auprès de l’administrateur judiciaire, Eric Etienne-Martin, au 24 février. Si elle n’aboutit pas, le fondateur de l’entreprise proposera alors un plan de continuation.

Chantier de Geoffroy-Guichard

Changenet BHB a réalisé ces dernières années de gros chantiers en rénovation de logements pour des bailleurs sociaux, d’écoles, ainsi que sur le stade Geoffroy-Guichard. Dans l’immédiat elle souffre aussi de la contrainte climatique, qui ne permet pas d’effectuer des travaux en extérieur. Hugues Bruyère estime qu’il serait souhaitable pour son secteur d’activité, fortement concurrencé par « une main d’œuvre qui arrive par avion d’Europe centrale », de pouvoir bénéficier de plus de souplesse dans l’emploi des salariés. Le chef d’entreprise de 34 ans constate par ailleurs que les incertitudes liées à la défiscalisation et à la pérennité de l’emploi n’encouragent guère la clientèle de particuliers à investir.


Denis Meynard



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