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Renaissance compromise pour le Village de vacances de Chalmazel

Loire le 06 avril 2015 - Denis MEYNARD - Immobilier et BTP - article lu 647 fois

Renaissance compromise pour le Village de vacances de Chalmazel

Deux ans après son lancement, le projet de réhabilitation du site porté par un Hollandais installé dans le Forez est au point mort.

Professionnel de l’immobilier installé à Montbrison, Rogier Van Stratum est parti du constat que « Chalmazel est la seule station de ski du pays sans commerce, ni offre d’hébergement digne de ce nom », pour échafauder un projet d’acquisition et de réhabilitation du village de vacances de la commune, fermé depuis le milieu des années 2000. Il avait obtenu, courant 2013, la participation du conseil général de la Loire, à hauteur de 50 %, pour le financement de deux études (d’un coût total de 11 000 €) afin d’en vérifier la faisabilité touristique et financière. Il en résulte que l’équilibre économique de l’investissement, de l’ordre de 2,5 à 3 M€, semble difficile à atteindre. Le porteur du projet ne disposant pas des fonds propres suffisant, le lancement de l’opération serait conditionné à un soutien significatif des collectivités territoriales.

Les conditions d’acquisitions du site semblent pourtant favorables car 70 % des 60 appartements de l’ensemble immobilier à l’abandon appartiennent à un mandataire de justice, à la suite de la liquidation judiciaire de la société auvergnate Orval Loisirs, en 2006. Rogier Van Stratum propose une solution mixte, avec la vente des trois immeubles d’habitation à des copropriétaires, particuliers ou investisseurs, et la reprise du bâtiment central par les collectivités, en lui donnant une vocation commerciale.

Valéry Gouttefarde, maire de la commune de Chalmazel, laquelle est propriétaire de quatre de ces logements, ne croit plus à la possibilité de faire aboutir une rénovation de cette « friche touristique qui nous empoisonne (…) devenue une véritable verrue sur la commune ». Il estime que les caractéristiques de cet ex-village de vacances, à 600 m du départ des pistes, « ne correspondent plus à la demande ». Pour lui, « même si cela doit coûter cher et prendre du temps, la démolition s’impose ». Valéry Gouttefarde précise que « des contacts ont été pris pour cela avec Epora (Etablissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes), en lien avec la communauté d’agglomération Loire Forez ».

Denis Meynard



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